Incidents au n°18: «Bhadain inn koumans koz brit ek for…» dit Yasin Rahimbaccus

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Le leader du Reform Party faisait du porte-à-porte, mercredi 25 octobre, à l’avenue Telfair, quand il aurait été agressé verbalement.

Le leader du Reform Party faisait du porte-à-porte, mercredi 25 octobre, à l’avenue Telfair, quand il aurait été agressé verbalement.

D’un côté, Roshi Bhadain. Le leader du Reform Party accuse Yasin Rahimbaccus, 24 ans, de l’avoir agressé verbalement. Il faisait alors du porte-à-porte à l’avenue Telfair, Quatre-Bornes, dans le cadre de la partielle du 17 décembre au n°18, Belle-Rose–Quatre-Bornes. De l’autre, Yasin Rahimbaccus. Le jeune homme soutient avoir été menacé par l’ex-ministre des Services financiers et de la bonne gouvernance, son épouse et des bouncers…

L’incident s’est produit le mercredi 25 octobre. Dans sa déposition à la police de Quatre-Bornes, jeudi 26 octobre, contre l’ex-ministre pour «rogue and vagabond», Yasin Rahimbaccus explique qu’en voyant venir Roshi Bhadain et ses partisans, plusieurs familles de la rue Telfair leur auraient demandé de quitter les lieux. Face au refus du leader du Reform Party, les choses auraient dégénéré. 

«Vers 17 h 30-17 h 45, Roshi Bhadain et une vingtaine de personnes sont entrés dans la cour. On leur a dit de s’en aller mais ils ont refusé», indique le jeune homme. D’ajouter : «Roshi Bhadain inn koumans koz brit ek for. Apré, zot inn alé.»

Au dire de Yasin Rahimbaccus, les choses n’en seraient pas restées là. Affirmant avoir reçu des menaces de l’épouse de Roshi Bhadain et de bouncers. «Je prenais un thé à l’avenue Belle-Rose quand ils se sont approchés de moi, en me menaçant», déclare-t-il. Dans sa déposition, il a également dit qu’il aurait été menacé par Roshi Bhadain. 

Caution de Rs 8 000

Yasin Rahimbaccus a, au préalable, été arrêté dans la matinée, suivant la plainte de Roshi Bhadain, mercredi soir, pour agression. Il a comparu en cour de Rose-Hill, sous une charge provisoire de «threatening verbally» et a dû fournir une caution de Rs 8 000. 

Dans sa version, Roshi Bhadain avance qu’il était en campagne à la rue Telfair, en compagnie de sa fille de huit ans et de quelques membres du Reform Party. C’est alors que le groupe aurait été pris à partie par Yasin Rahimbaccus et ses proches. «Ma fille était avec moi. Quelques membres faisaient signer des pétitions. Tout se passait très bien. Arrivés à une maison située avant celle de Yasin Rahimbaccus, nous avons été entourés par le groupe. Ils lançaient des insultes», relate-t-il. 

Sur sa page Facebook, le leader du Reform Party a, par ailleurs, publié une photo d’Arvin Boolell. Le candidat du PTr est accompagné de jeunes, dont Yasin Rahimbaccus. 

Arvin Boolell: «Mo fer konfians lapolis»

Interrogé au sujet de cette altercation, le candidat du PTr, Arvin Boolell, affirme qu’il ne fera pas le procès de Roshi Bhadain. Toutefois, il lance un appel à tous ceux concernés pour que la campagne de la partielle au n°18 se déroule dans le calme et dans le respect. «Mo fer konfians lapolis, ki pou fer travay kouman bizin é ki pa pou éna okenn provokasion.» 

Par ailleurs, après le Nomination Day, le 4 novembre, la commission électorale organisera une réunion avec l’ensemble des candidats.

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Roshi Bhadain a finalement mis sa menace à exécution ce vendredi 23 juin. Vers 18 h 30, la nouvelle de sa démission se répandait comme une traînée de poudre. Retour sur cette démission diversement commentée.

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