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Myt Learning Hub

Une plateforme gratuite pour former 50 000 Mauriciens à l’IA

7 novembre 2026, 18:00

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Une plateforme gratuite pour former 50 000 Mauriciens à l’IA

L’ambition de former au moins 50 000 Mauriciens aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle (IA) prend forme. Mauritius Telecom, en partenariat stratégique avec Amazon Web Services (AWS), a procédé au lancement officiel du myt Learning Hub, hier, à la Telecom Tower, à Port-Louis. Accessible gratuitement en ligne, cette plateforme propose, dans un premier temps, 60 formations couvrant quatre domaines clés : le cloud computing, l’intelligence artificielle, la cybersécurité ainsi que les données et l’analyse.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer les compétences numériques de la population et de préparer le pays aux transformations liées à l’IA. Annoncée dans le Budget 2026-2027, la formation de 50 000 Mauriciens constitue désormais l’un des objectifs nationaux en matière de développement des compétences. «Nous visons au moins 50 000 personnes et souhaitons dépas- ser cet objectif», a déclaré Avinash Ramtohul, ministre des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation.

Développée avec AWS, la plateforme donne accès à un catalogue international de formations, adapté aux besoins du marché local. Selon Veemal Gungadin, CEO de Mauritius Telecom, le partenariat avec AWS, annoncé en juillet dernier, permet surtout d’accéder à AWS Skills Builder, une bibliothèque de cours en ligne proposant des certifications et des micro-certifications.

Les 60 cours disponibles dès le lancement sont accessibles à différents niveaux, des notions fondamentales aux contenus avancés. Le fonctionnement repose, dans un premier temps, sur un apprentissage autonome : les utilisateurs peuvent s’inscrire sur le portail, choisir leur formation et progresser à leur propre rythme. Des questionnaires permettent d’évaluer leurs connaissances et certains parcours peuvent déboucher sur une certification.

L’accès est ouvert à cinq catégories de bénéficiaires : les fonctionnaires, les élèves du secondaire, les étudiants de l’enseignement supérieur, les professionnels du secteur privé et les start-up. Si la plateforme est gratuite, certaines certifications sont payantes. Des réductions ont toutefois été négociées avec des universités pour les étudiants.

Pour Avinash Ramtohul, l’enjeu est également de prévenir une fracture numérique. «Nous ne pouvons pas nous permettre un développement à deux vitesses dans notre pays», a-t-il souligné.

De son côté, Kaviraj Sukon, ministre de l’Enseignement supérieur, de la science et de la recherche, a mis l’accent sur le rôle des microcertifications dans l’évolution de l’enseignement supérieur. Il a rappelé que des modifications apportées à la Higher Education Act ont permis leur intégration dans le système. Les universités publiques ont également été appelées à revoir leurs programmes afin d’y inclure ces formations courtes, structurées et assorties d’une évaluation.

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