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Covid-19 | La période de quarantaine prend fin aujourd’hui : What next?

30 septembre 2022, 14:30

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Covid-19 | La période de quarantaine prend fin aujourd’hui : What next?

Le Conseil des ministres avait pris la décision, le vendredi 1er juillet, d’étendre la période de quarantaine jusqu’au 30 septembre. Ainsi, les Quarantine (COVID-19 Restrictions) Regulations 2022 avaient été promulguées pour assurer l’allégement des restrictions sanitaires à Maurice. Qu’en sera-t-il après cette date, soit à partir de ce 1er octobre ?

Y aura-t-il un assouplissement des mesures ? Aurat-on le droit de ne plus porter de masque dans le transport en commun ? Nous avons posé la question au minis- tère de la Santé, hier. Et l’on a tout simplement indiqué que la décision sera communiquée après la réunion du Cabinet aujourd’hui et que des propositions ont déjà été formulées au sein du High Level Committee sur le Covid-19 qui était présidé par Steven Obeegadoo, à cet effet, hier.

Nous avons également essayé d’avoir des réponses d’autres sources du ministère de la Santé, mais l’on explique juste qu’il y a déjà un «quasi retour à la normale» de la vie de tous dans le pays depuis trois mois déjà et qu’il n’y aura certainement pas de grand changement. «On a vu que même lorsque le masque n’était plus obligatoire, la plupart des personnes préféraient le garder. La grande majorité de la population a déjà adopté les bons gestes. Cela continuera ainsi…»

À savoir que depuis le 1er juillet, le gouvernement avait revu les mesures sanitaires. Ainsi, pour les rassemblements privés et publics, il n’y avait plus de nombre limite de personne qui pouvait y être, les masques n’étaient plus requis à plusieurs endroits, sauf dans les transports en commun par exemple. Aussi, les périodes d’auto-isolement étaient passées de 14 jours à sept jours avec la possibilité de reprendre le travail après les sept jours avec un test PCR ou d’antigène rapide négatif. La carte de vaccination a également été abolie à plusieurs endroits, sauf pour des employés de quelques lieux spécifiques.

Avant cela, uniquement ceux ayant leurs deux doses de vaccins étaient admis dans plusieurs lieux, dont restaurants, écoles ou encore centres de santé et hôpitaux. Les masques étaient obligatoires dans tous les lieux publics et les pique-niques sur les plages interdits. Les rassemblements eux étaient limités à moins de 50 personnes et cela comprenait les lieux de cultes notamment.

 «Vivre avec le virus…»

Qu’est-il souhaitable de faire si des changements des consignes sanitaires sur- viennent ? Pour le Dr Vasantrao Gujadhur, ancien directeur des services de santé, le virus circule toujours à Maurice. «Je n’ai pas les chiffres exacts mais je pense qu’on recense une centaine de cas chaque jour en moyenne. Si la sévérité de la maladie a diminué, nous arrivons à une position où il faut vivre avec le virus. Donc, chacun doit prendre ses responsabilités. Ainsi, il faut se faire tester dès l’apparition des symptômes de grippe. Et si on est détecté positif, il faut s’isoler chez soi pendant cinq jours pour se protéger ainsi que la population», déclare-t-il.

Il désigne plusieurs priorités dans cette optique. À l’exemple de la quatrième dose vaccinale pour les per- sonnes âgées de 65 ans et plus et ceux sujets à des maladies graves diminuant leur immunité. Deuxièmement, les tests de dépistage doivent être maintenus pour les citoyens ressentant des symptômes. Troisièmement, l’État doit conserver un stock de produits anti-viraux. «En se rendant dans un lieu sujet à la foule, on peut continuer à porter un masque même si celui-ci n’est pas obligatoire. Restrictions ou pas, dans les transports en commun qui sont bondés de surcroît, je pense qu’il faut conserver le port du masque. Il faut avoir le sens des responsabilités face à la présence du virus», poursuit-il.

Pour sa part, le Dr Shameem Jaumdally, virologue basé à l’Université de Cape Town, ne pense pas que nous ayons besoin d’une obligation vaccinale ou d’administration de boosters à intervalles répétés. Ceci, car une bonne proportion de la population a déjà été infectée et a développé une certaine immunité contre le virus. Pour le port du masque, il en suggère le maintien dans les cliniques et hôpitaux. «Qu’on soit infecté ou pas, on comprend que des gens meurent toujours de cette maladie. Et ce, en majorité des séniors et individus souffrant de problèmes de santé aigus. Il faut maintenir les précautions au sein de cette catégorie de la population», dé- clare-t-il. Le risque de s’infecter au Covid-19 sera plus significatif dans la phase de développement d’une vague.

Le Dr Shameem Jaumdally estime qu’il y en aura deux par an. Cela commence trois à quatre mois après la fin de la dernière vague. «À Maurice, j’anticipe que cela pourrait commencer vers novembre face à la diminution de l’immunité des patients qui ont été infectés mais aussi avec la circulation des sous-variants du virus.» Il recommande ainsi de se tester lorsque les cas augmentent. Pour lui, le masque demeure l’arme la plus efficace contre les contaminations, et ce, notamment dans les lieux bondés. Il appelle aussi à la vigilance au niveau des contacts physiques. 

Qu’en est-il de la quatrième dose ?

La quatrième dose, soit la deuxième dose de rappel, n’est pas très prisée des Mauriciens bien qu’elle soit recommandée, expliquent des sources au ministère de la Santé. À vendredi dernier, selon les chiffres communiqués par le Gouvernement Information Services, uniquement 16 573 personnes avaient eu leur quatrième dose contre 637 709 qui avaient leurs trois doses et 980 939 ayant reçu leurs deux doses. 1 015 701 personnes ont eu leur première dose du vaccin.