Aller jusqu’au bout

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L’Organisation du people de Rodrigues (OPR) et le Front patriotique rodriguais (FPR) sont sur la même longueur d’onde. Il faut, disentils, dissoudre l’Assemblée régionale et organiser de nouvelles élections.

Le premier juge que le gouvernement est illégitime parce qu’il a été constitué avec l’aide d’un transfuge, en l’occurrence Daniel Spéville. Ce dernier a été élu sous la bannière de l’OPR, il s’en est éloigné pour fonder l’Union démocratique de Rodrigues.

De son côté, le FPR insiste davantage sur le fait qu’il n’y a pas de majorité à l’Assemblée régionale. Johnson Roussety ne peut pas trop brandir l’argument du transfuge, car c’est par ce même procédé qu’il est devenu chef commissaire
en 2006.

Le FPR et l’OPR continuent à exercer des pressions pour forcer le Premier ministre et le président de la République à dissoudre l’Assemblée régionale. Le parti de Serge Clair a organisé une marche pacifi que à Port-Mathurin le 29 janvier dernier. Les partisans de Johnson Roussety vont lui emboîter le pas et seront dans les rues le 26 février.

Les élus de l’OPR ont franchi une autre étape mardi dernier en refusant d’entrer en « classe » pour faire leurs «devoirs» de parlementaires.

Le leader de l’OPR a fait savoir à la presse que les élus de son parti n’iront plus poser des questions à ce gouvernement illégitime. Illégitime ou non, la gestion du pays est entre les mains de ce gouvernement qui a été institué légalement. Est-ce que les élus ont le droit moral de laisser ce gouvernement faire ce qu’il veut, en refusant d’utiliser le pouvoir qu’ils ont d’interpeller et de demander des comptes au nom du peuple ?

Cette situation fait l’affaire du gouvernement régional. Pour être tranquille, il aurait probablement souhaité que Johnson Roussety adopte la même stratégie. Tout en disant qu’il comprend la position de l’OPR , ce dernier ne suit pas Serge Clair dans cette direction pour le moment.

De l’autre côté, la prochaine séance de l’Assemblée régionale n’aura lieu que le 26 avril. Est-ce une manière pour la majorité d’éviter les questions parlementaires ?

Si la position des élus de l’OPR peut être compréhensible, ils auraient dû aller jusqu’au bout de leur logique. A titre d’exemple, si demain un laboureur décide de ne plus aller au travail pour une période indéterminée, il ne sera pas rémunéré.

Dans cette même logique, les élus de l’OPR devraient aussi décider de ne plus toucher leurs allocations mensuelles aussi longtemps qu’ils ne font pas le travail pour lequel ils sont payés.

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