Badminton: Raj Gaya se défend et réplique

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Banni à vie de toute activité liée au badminton, Raj Gaya se dit convaincu de son innocence tout en s’estimant victime «d’un complot politique».

Banni à vie de toute activité liée au badminton, Raj Gaya se dit convaincu de son innocence tout en s’estimant victime «d’un complot politique».

La semaine passée, Raj Gaya, ancien membre de la Fédération mondiale de badminton (BWF), de la Confédération africaine de badminton (CAB) et de l’Association mauricienne de badminton (AMB) apprenait que la BWF l’avait banni à vie, tout en le condamnant à une amende de 50 000 dollars pour une utilisation abusive présumée des fonds. Jeudi 13 décembre, au Saint Georges Hôtel à Port-Louis, le principal impliqué s’est défendu et a répliqué à ce qu’il estime être «un complot politique pour le contrôle de la fédération internationale de badminton».

Raj Gaya explique que ses problèmes avaient commencé en 2009 lorsque Thomas Lund est devenu secrétaire général de la BWF. En 2011, étant devenu vice-président de la BWF et secrétaire général de la CAB, Raj Gaya confie que sa position a joué un grand rôle car «j’avais beaucoup d’influence sur les pays africains. C’est d’ailleurs leurs votes, soit une vingtaine, qui ont permis aux Européens de remporter les élections de 2013 avec 145 voix contre 125».

Selon les dires du principal impliqué, la BWF a, depuis cela, mis tout en œuvre pour le faire chuter. Il relate d’ailleurs cet épisode avec le Kenyan Peter Gacheru, ex-trésorier de la CAB, qui aurait faussé la signature de Raj Gaya de 2008 à 2013, pour transférer un montant d’une valeur de $ 173 482 sur son compte personnel. Secrétaire général de la CAB à cette époque, Raj Gaya confie que le Kenyan aurait disparu de la circulation, tandis que la BWF aurait institué une enquête sur lui de 2014 à 2015 sans pour autant lui offrir le droit à la parole et ce, malgré qu’il ait fourni des preuves de son innocence dans cette affaire.

Quant à savoir si l’argent destiné à l’AMB venant de la CAB aurait atterri sur son compte, Raj Gaya ne nie pas cela et clame que cet argent aurait servi pour payer l’affiliation des petits pays africains selon «des arrangements entre la CAB et l’AMB». Raj Gaya souligne d’ailleurs que Bashir Mungroo, trésorier de l’AMB de 2008 à 2013 et président de 2013 à 2017 était au courant de ces transactions.

Raj Gaya fustige d’ailleurs la façon de faire du Comité Olympique Mauricien (COM) et de la BWF. Ce premier «aurait contacté directement la BWF pour demander une enquête à Maurice sans passer par la fédération locale qu’est l’AMB et s’est retirée de toute implication depuis les incidents survenus aux Jeux du Commonwealth», soutient Raj Gaya.

Concernant les méthodes employées par la BWF, Raj Gaya explique qu’un rapport avait été fourni par un homme de loi mauricien prouvant ses propos et sa défense mais que celui-ci n’apparait nulle part dans le rapport du panel d’audience sur l’éthique de la BWF. «La BWF n’a pu me fournir une garantie que mes relevés bancaires n’atterriraient pas dans la presse et, qui plus est, la bande audio de ma première interview semble bizarrement ne pas marcher», soutient Raj Gaya. Estimant que tous les témoins qui ont déposé dans cette affaire avaient eu des problèmes par le passé contre lui, Raj Gaya confie que malgré «des points forts à faire valoir si l’affaire est portée en cours, cela implique une grosse implication financière pour démarrer une en- quête et porter celle-ci en cours de Malaisie.»

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