Smart City à Côte-d’Or: la sélection des promoteurs en cours

Avec le soutien de
Panneau d’affichage montrant une illustration du complexe sportif prévu à Côte-d’Or.

Panneau d’affichage montrant une illustration du complexe sportif prévu à Côte-d’Or.

D’ici juillet, les promoteurs pour la première phase de la Smart City seront désignés. La sélection est en cours parmi 65 opérateurs.

Lentement mais sû- rement, la construction de la Smart City de Côte-d’Or avance. D’ici deux mois, cette région du centre devrait se transformer en véritable chantier. À Landscope, l’on indique que les travaux devraient commencer par la réalisation de deux importants projets, éva- lués à Rs 6 milliards chacun.

L’un d’entre eux concerne la construction d’appartements, d’un centre commercial, d’un centre de conférence, d’hôtels et de bureaux. Landscope procède en ce moment à une sélection parmi les 65 opé- rateurs du privé qui ont sou- mis leurs demandes pour la première phase. D’ici juillet, les promoteurs seront désignés.

«Nous allons accepter un maximum de projets», fait savoir Gérard Sanspeur, Chairman de Landscope. «Nous ne privilégierons pas uniquement les gros promoteurs.» Une première rencontre a déjà eu lieu avec une dizaine de promoteurs potentiels pour leur expliquer la vision stratégique du gouvernement pour la ville intelligente de Côte-d’Or.

Saucissonnage

Les autorités veulent évi- ter les erreurs commises à Ébène et à Riche-Terre. «Nous ne voulons pas que ces projets soient éparpillés sur les 2 000 arpents. La distribution de quelque 200 parts se fera en fonction des plans élaborés. Une fois le calendrier de construction défini, des tranches de terrains sont libérés. À Landscope, on parle d’une stratégie de saucissonnage. Les terrains seront loués à bail au prix du marché», indique Gérard Sanspeur.

 Mais l’approche de Landscope, selon lui, c’est de ne pas investir l’argent public. D’ailleurs «ce serait risqué puisque nous ne sommes pas dans l’immobilier», affirme le président de Landscope qui veut qu’il soit davantage per- çu en tant que régulateur que compétiteur du secteur privé.

Comme régulateur justement, Gérard Sanspeur dit vouloir aussi éviter la spéculation foncière à Côte-d’Or. Des clauses spécifiques seront incluses dans les contrats pour évincer les projets les moins sérieux.

Dans les milieux concer- nés, on évoque un bail à construction, spécifiant des obligations de résultats et un programme de construction rigide et bien établi que le promoteur doit absolument respecter. En cas de non-conformité à ce bail à construction, le contrat sera automatiquement résilié. À titre indicatif, le prix d’un arpent à Côte-d’Or est évalué actuellement à Rs 20 millions.

En attendant le choix définitif des promoteurs, Landscope est dans l’attente de l’exercice budgétaire 2018- 2019 afin de finaliser la nouvelle orientation stratégique de l’institution. Les consultants de la firme réunionnaise Verso qui ont soumis un rapport faisant un survol de la situation à Landscope vont d’ailleurs faire une présentation au conseil d’administration, le 16 juin, lors d’une journée dite Strategy retreat. Ils ont la charge d’identifier les lacunes en termes de compétences et de structures et devront remettre un rapport d’ici septembre.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires