West Africa Leaks: Maurice à nouveau mis à mal

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Le journaliste Will Fitzgibbon, l’un des membres de l’International Consortium of Investigative Journalists.

Le journaliste Will Fitzgibbon, l’un des membres de l’International Consortium of Investigative Journalists.

Maurice se retrouve encore une fois cité dans une enquête de l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ). Mercredi 23 mai, le consortium a dévoilé les West Africa Leaks. Et le traité fiscal entre le pays, présenté comme «a renowned tax haven», et le Sénégal y est mis à mal. Traité datant de 2002 et notamment qualifié de «lopsided».

«The Senegal-Mauritius treaty, concluded in 2004, is one among scores of agreements that keep billions of dollars in tax revenue every year from reaching poor African and Asian countries», peut-on lire dans l’article de Will Fitzgibbon.

Il y est expliqué qu’en 2011, la compagnie canadienne SNC Lavalin a signé un contrat de 50 millions de dollars avec Grande Côte Operations (GCO) pour le design et la construction d’une usine de transformation de zircon. Selon les documents, c’est la compagnie SNC Lavalin-Mauritius Ltd, une filiale de SNC Lavalin incorporée en 2008, qui a obtenu le contrat d’ingénierie.

Or, selon l’enquête de l’ICIJ, SNC Lavalin-Mauritius Ltd n’était qu’une société écran dont l’unique but était d’éviter à SNC Lavalin de payer des taxes. SNC Lavalin-Mauritius Ltd était administrée par la firme offshore Appleby, déjà mise à mal dans les Paradise Papers.

En 2012, alors que la construction était presque complétée, GCO avait payé quelque 44,7 dollars à SNC Lavalin-Mauritius Ltd. Chiffres obtenus dans les rapports financiers de la compagnie basée à Maurice pour cette année-là. «Experts estimate that Senegal could have missed out on $8.9 million in taxes as a result of the 2002 tax treaty between Senegal and Mauritius», indique l’article de Will Fitzgibbon.

L’ICIJ a interrogé SNC-Lavalin, qui récuse toute allégation d’évasion fiscale. Indiquant que son choix s’est porté sur Maurice en raison de «low political risk, a bilingual workforce, good banks and facility for doing business in Africa». Et d’ajouter qu’il n’y avait aucun problème qu’elle s’appuie sur le traité fiscal entre Maurice et le Sénégal, «similar to any other company based in Mauritius».

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