Accumulation d’eau: vague de colère à Péreybère

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Dans les nombreuses rues de Péreybère, de l’eau stagnante qui dégage une odeur nauséabonde. Et cela, depuis plusieurs jours. © CLIFFORD FRANCISQUE

Dans les nombreuses rues de Péreybère, de l’eau stagnante qui dégage une odeur nauséabonde. Et cela, depuis plusieurs jours. © CLIFFORD FRANCISQUE

«Nou tax ki paye zot. Si bizin met deor, mete ! » lance Selvon, une habitante de Péreybère, visiblement très remontée. Le plus gros problème des habitants de cette région après les récentes averses, c’est l’accumulation d’eau dans plusieurs zones. Et lors d’une réunion des forces vives de la région du Nord hier après-midi à l’hôtel Casa Florida, à Péreybère, le ton est monté d’un cran.

Plus d’une soixantaine d’autres habitants s’étaient préparés à confronter les députés de la région ainsi que le ministre des Infrastructures publiques, Showkutally Soodhun. Toutefois, ce sont le Private Permanent Secretary Sharvanand Ramkaun et le député Sudesh Rughoobur qui ont accepté de rencontrer les habitants de cette région. «Nous n’arrivons plus à sortir de nos maisons sans enfiler des bottes. Nous ne pouvons pas sortir nos voitures. Et le pire c’est que l’eau a croupi et dégage une odeur nauséabonde», poursuit un autre habitant.

Les pompiers qui étaient présents ont été contraints d’avouer qu’ils ne maîtrisent plus la situation à Péreybère. «Depuis ces neufs derniers jours, nous avons canalisé l’eau vers la mer. Mais, à présent, le ministère de l’Environnement ne l’autorise plus. L’eau est trop polluante», explique le responsable de la section du Nord.

Alors que reste-t-il à faire ? Le député Rughoobur a assuré que dès aujourd’hui une équipe du ministère de la Santé s’attelle à l’épandage de larvicides dans les zones affectées. Le député Rughoobur assure que les appels d’offres seront bientôt lancés pour la construction de drains. Dans l’immédiat, le député Rughoobur affirme qu’il sollicitera l’intervention de la WasteWater Management pour pomper l’eau accumulée.

Parmi l’assistance, l’on comptait également José Amen, un hydrologue étranger qui a choisi Maurice comme destination pour écouler ses jours de retraite. Ce dernier affirme que la solution est très simple.

«Il suffit de créer des étangs et d’y mettre des roseaux qui auront pour fonction d’empêcher l’eau de croupir. Dans ces étendues d’eau, on placerait de gros tuyaux qui seraient utilisés uniquement lors de très grosses averses afin d’évacuer le surplus d’eau à la mer», explique-t-il.

Le président du conseil de district est, lui, catégorique : la collectivité locale est soumise à trop de contraintses. «Une fois que le Morcellement Board a donné un permis pour faire un morcellement dans ces régions, le conseil de district ne peut refuser de donner des permis de construction», soutient GuruduthChuckun. Ce dernier explique que c’est au gouvernementd’intervenir pour «empêcher qu’il y ait des constructions dans les endroits marécageux». «Les habitants ont une grosse part de responsabilité. Ils ne respectent pas les conditions et nous n’avons pas suffisamment de ressources pour faire le suivi», explique le président du conseil de district.

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