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Baisse du prix du carburant sur le marché mondial: «Il faut un partage avec les Mauriciens»
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Baisse du prix du carburant sur le marché mondial: «Il faut un partage avec les Mauriciens»
«Il s’agit d’une économie de Rs 1 milliard par mois, soit Rs 12 milliards par an. Le gouvernement doit faire un partage équitable.» C’est en ces termes que le leader de l’opposition, Arvin Boolell, commente la décision des autorités de prélever Rs 4 sur chaque litre d’essence qui sont versées au Covid-19 Solidarity Fund.
Il s’agit d’un règlement du ministre du Commerce, selon les dispositions de l’article 35 de la Consumer Protection (Price and Supplies Control) Act, paru à l’officiel, samedi 4 avril. Au ministère du Commerce, une source autorisée confirme qu’avec cette mesure, «il n’y a aucune hausse du prix de l’essence. Rien ne change».
L’économiste Eric Ng souligne que le prix du baril de pétrole sur le marché mondial est en baisse d’environ Rs 4 à Rs 5 par litre. Selon lui, cette différence, au lieu d’être passée au consommateur, ira dans les caisses de l’État.
«Les entreprises qui sont engagées dans la production doivent en profiter. Ainsi que ceux qui font le plein d’essence. Et une partie va quand même au Stabilisation Fund. Les bénéfices doivent concerner tous les Mauriciens, notamment les secteurs producteurs de l’économie. Je vais suivre de près comment la répartition se fait», réagit Arvin Boolell.
Est-ce là «un signe que l’on commence par les automobilistes et que d’autres taxes sont à venir ?» s’interroge pour sa part Eric Ng.
Commentant ce nouveau règlement, Xavier-Luc Duval, ancien ministre des Finances et leader du Parti mauricien social-démocrate (PMSD), y voit une «indication de plus que les caisses sont vides après les années de grands gaspillages, tels que le stade de Côte-d’Or à Rs 5 milliards, les caméras Safe City à Rs 19 milliards, le câble internet de Rodrigues à Rs 1,8 milliards soit trois fois plus que prévu par l’Agence française de développement».
Il ajoute que, sans ces gaspillages, Maurice aurait pu s’attendre à une baisse du prix de l’essence et du diesel, de même qu’une baisse du prix de l’électricité, «non seulement pour les plus pauvres mais aussi pour toutes les entreprises».
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