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Tourisme : La Malaisie, un marché «difficile pour Maurice»
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Tourisme : La Malaisie, un marché «difficile pour Maurice»
Faut-il abandonner le marché malaisien ? Les tour-opérateurs sont d’avis que MK et les autorités doivent se concerter pour trouver de nouvelles stratégies.
Le prix du billet d’avion, une offre en inadéquation avec ce qu’attend le touriste malaisien… De l’avis de Vijaye Haulder, directeur-adjoint de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA), «la Malaisie est un marché difficile pour nous». Et il n’a pas hésité à en faire part aux représentants des pays émergents, dont la Turquie, l’Algérie, le Kazakhstan et la Malaisie. Ces derniers se trouvaient à Maurice la semaine dernière afin de découvrir toutes les facettes de Maurice et les promouvoir dans leur pays. Qu’en est-il réellement pour la Malaisie ? Faut-il oublier cette destination ?
À en croire, Nazaruddin Hassan Mohomod, d’IBC Tours Corporation en Malaisie, c’est surtout le prix du billet d’avion qui dissuade les touristes. «Les autres régions pratiquent un prix inférieur», fait-il remarquer. D’ajouter qu’il y a, selon lui, un manque de promotions sur cette destination.
La promotion de Maurice, c’est justement là où le bât blesse, estime Vijaye Haulder. Selon lui, les Malaisiens qui ont les moyens de voyager ne viendront pas forcément à Maurice. «Nos produits ne les attirent pas. Ils cherchent autre chose. Les tour-opérateurs font des prospections certes, mais quand ils font la promotion de nos produits chez eux, cela ne fonctionne pas. Une personne qui fait la promotion de Maurice et n’a pas de rendement, elle ne va pas continuer dans cette voie.»
Le directeur-adjoint de la MTPA concède également que le prix du billet d’avion a aussi un rôle à jouer. «On ne peut pas pratiquer un prix où les hôtels et les tour-opérateurs seront les perdants. Nous devons revoir le prix.» Pour ce faire, il estime qu’il faut que l’Office du tourisme travaille de concert avec Air Mauritius pour revoir la stratégie sur la Malaisie.
Faut-il abandonner la destination pour autant ? Nazaruddin Hassan Mohomod se dit confiant que Maurice sera «une route solide pour la Malaisie». «Nous devons nous attendre à une augmentation dans le trafic. Mais, du jour au lendemain, nous n’atteindrons pas les 15 000 ou 20 000 touristes. La Malaisie ne sera pas comme l’Europe», lâche Vijaye Haulder
Pays émergents: des arrivées en hausse
<p>Le Kazakhstan, l’Algérie, la Turquie ou encore la Malaisie sont autant de marchés que Maurice pourrait exploiter au vu des chiffres de «<em>Statistics Mauritius».</em> L’année dernière, le nombre de touristes du Kazakhstan était de 355, pour la Turquie et l’Algérie, il était de 3 486 et de 310 respectivement. Déjà, de janvier à mars de cette année, les arrivées enregistrées étaient de 201 du Kazakstan, 1 099 pour la Turquie et 55, pour l’Algérie. Mehdi Ménaceur, directeur de Timgad Voyages en Algérie, souligne que la destination Maurice est nouvelle, mais que <em>«Maldives sont inaccessibles tandis que Maurice est une alternative. Il n’y a pas que la mer. Il y a des activités terrestres</em>». Quant à la Malaisie, de janvier à mars 2017, 1 539 touristes venant de ce pays ont visité Maurice contre 597 à pareille période en 2016. Ce marché a ainsi enregistré une hausse de 157,8 %. Pour 2016, les arrivées étaient de 4 628 contre 2 557 en 2015.</p>
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