Publicité
[Vidéo] Cyberbullying: entre liberté d’expression et respect d’autrui
Par
Partager cet article
[Vidéo] Cyberbullying: entre liberté d’expression et respect d’autrui
Moqueries, humiliations, injures… Les cas de cyberbullying prennent de l’ampleur de jour en jour et se présentent sous toutes les formes. Et ceux qui le pratiquent ne se rendent pas forcément compte de la gravité de ce «crime». Récemment sur les réseaux sociaux, des internautes partagent des photographies de personnes dont la plupart sont atteintes d’une maladie. Sur celles-ci sont inscrites divers noms. Ainsi, les internautes s’amusent à identifier leurs amis lors de ce partage. Ce, sans la permission des personnes dont les photos circulent malgré elles.
L’une des victimes, Lizzie Velásquez, atteinte d’une maladie congénitale rare a témoigné sur sa page Facebook pour dénoncer cette pratique. «I’ve seen a ton of memes like all over on Facebook recently. I’m writing this post not as someone who is a victim but as someone who is using her voice. It is a reminder that the innocent people that are being put in these memes are probably up just as late scrolling through Facebook and feeling something that I wouldn’t wish on to worst enemy. No matter what we look like or what size we are, at the end of the day we are all human. I ask that you keep that in mind the next time you see a viral meme of a random stranger. At the time you might find it hilarious but the human in the photo is probably feeling the exact opposite. Spread love not hurtful words via a screen. Xoxo Lizzie», a-t-elle déclaré.
La mère de Lizzie Velasquez, Rita Velasquez, n’a, elle aussi, pas tardé à réagir après la publication de sa fille. «Tout cela est vraiment blessant. Je rejoins les propos de ma fille et vous demande de partager de l’amour. Je t’aime Lizzie.»
Interrogé à ce sujet, un officier de police explique que ceux qui pratiquent le cyberbullying sont passibles d’une amende d’un million de roupies.
S’ils sont nombreux à trouver cette pratique «amusante», certains condamnent avec force le cyberbullying. Sur Facebook les sentiments sont mitigés. «Cela me fait énormément de peine. Si on prend une seconde pour se dire que cette personne existe et qu’elle peut être assise derrière son écran à voir des millions de gens se moquer de son physique. Cela est vraiment triste. La dernière photo que j’ai vue était celle d’un cancéreux...je pense qu’on n’a pas tous la même définition du mot ‘humour’», confie une internaute.
Qu’en pensent les Mauriciens ?
<p><em>L’express</em> est allé à la rencontre des Mauriciens pour qu’ils partagent leurs avis sur le cyberbullying. Là encore, les sentiments sont partagés.</p>
<p><strong>Dolores Sylvio</strong>: <em>«Faudé pa guet dimoune par laparans. Bondié ine kré dimoune sakenn so kalité. Faudé pa fer ca li pas bon».</em></p>
<p><strong>Frederic Gerard</strong>: «<em>Siposéman pa gagn drwa fer ca lor Facebook, mo kont mwa</em>.»</p>
<p><strong>Waynaël Thummadoo</strong>: «<em>Au début c’est marrant mais après quand on pense à la personne, c’est vrai que c’est blessant et qu’il faudrait mettre un frein à tout cela, notamment sur les réseaux sociaux</em>.»</p>
<p><strong>Isabelle Laurent</strong> : «<em>Il n’y a pas assez de loi concernant le cyberbullying. Mais je trouve qu’il n’y a pas vraiment ce problème à Maurice</em>.»</p>
<p><strong>Jordan Bienvenue</strong>: «<em>Le cyberbullying est quelque chose d’illégal et les autorités concernées devraient prendre plus de sanctions pour éviter que d’autres personnes deviennent des victimes.</em>»</p>
Internet et ses réseaux incarnent la liberté pour toute une génération. Toutefois, peut-on se permettre de transgresser les lois aux dépends du respect d’autrui ?
Publicité
Publicité
Les plus récents