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Harbour Bridge: des arrérages sur la taxe municipale réclamés aux habitants des Salines
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Harbour Bridge: des arrérages sur la taxe municipale réclamés aux habitants des Salines
Trop, c’est trop, dénoncent des habitants des Salines. Non seulement leurs terres leur ont été reprises par l’État dans le cadre du projet Harbour Bridge, avant de leur être restituées deux ans après, sans compensation, mais on leur réclame des arrérages sur la taxe municipale pour cette période.
C’est en 2011 que le gouvernement a acquis leurs maisons et terrains. Or, après avoir investi Rs 197 millions dans ce projet, qui devait coûter Rs 8 milliards, le gouvernement a décidé de faire marche arrière, en restituant les terres à leurs anciens propriétaires.
RIEN D’OFFICIEL
«À présent, l’État ne fait que restituer les terres sans même évoquer de dédommagements et la mairie nous réclame des arrérages pour la taxe municipale pour une période où nous n’étions même pas propriétaires de nos maisons. Ce n’est pas juste!» lâche, remonté, Niven Vythilingum, un habitant. «Je me retrouve à devoir payer plus de Rs 4 000 d’arrérages sans compter mes autres dettes», poursuit-il.
À la mairie de Port-Louis, on explique que c’était aux habitants concernés par l’acquisition des terres de l’informer des démarches en cours. «Nous n’avons rien eu d’officiel nous disant que les terrains avaient été acquis par l’État. Nous avons uniquement enclenché les procédures visant à réclamer les taxes municipales. La taxe n’ayant pas été réglée au moment opportun, les arrérages se sont accumulés. Et tant que les habitants ne feront pas le nécessaire auprès du ministère du Logement et des Terres, ils auront toujours les réclamations de la taxe municipale», fait-on comprendre.
Autre grief des habitants des Salines: l’absence de compensation. «C’est simple, nous n’entendons plus rien du côté des autorités.» C’est ce que répond Niven Vythilingum lorsqu’on lui demande où il en est avec les démarches en vue d’une compensation. «Nous n’avons eu droit à aucun prêt bancaire pendant deux ans, nous n’avons pu entreprendre des travaux sur la maison, nous n’étions plus propriétaires de notre maison et pire, nous n’avons pas eu de compensation au moment de l’acquisition obligatoire!» Et si une requête pour être dédommagés a bien été faite à l’État, elle semble être restée lettre morte.
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