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De vendeuse de plage à l’artisanat
Elle n’aurait jamais cru que la formation à laquelle elle avait participé lui aurait tant servie. Aujourd’hui, grâce à ces cours, elle a un métier. Elle, c’est Bilkis Moussa, confectionneuse de bijoux artisanaux qui opère à la foire de Mahébourg.
Elle fait ce métier depuis plus de sept ans. Pour ses bijoux, elle utilise plutôt des coquillages, des coquilles nacrées, des dents de requin, des oursins, des perles, entre autres. À la foire de Mahébourg, elle est souvent un centre d’attraction car elle fabrique ses bijoux sur place. «Madam la ranz sa bann bizou la avek enn lamour ki momem mo kontan admir li travay», confie le marchand d’à côté.
C’est avant son mariage, confie Bilkis Moussa, qu’elle avait participé à une session de formation dans ce domaine au centre des femmes. «Mo ti al swiv kour la kumsa.» Néanmoins, même si elle n’avait pas d’emploi, souvent elle s’est mise à confectionner des bijoux. Et un beau jour, cela remonte à environ huit ans, elle a exposé ses produits lors d’une grande foire à Grand-Baie.
«Sa zour la monn soke kan monn trouve kuma dimoun kontan bann bizou la. Tou mo bann prodwi ti fini vande», se rappelle Bilkis Moussa. C’est dans le sillage de cette réussite qu’elle a décidé de se lancer à fond. Elle a ainsi commencé à produire ses bijoux en grande quantité et elle s’est également associée à une cousine qui était déjà dans le domaine. Bilkis Moussa a travaillé pendant quelques années avec celle-ci avant de décider de créer son propre petit business.
Avant de s’installer à la foire de Mahébourg, elle a exercé comme vendeuse de plage et a aussi exposé ses produits dans plusieurs hôtels. Et de voir que les gens s’intéressaient à ses produits a sans aucun doute poussé Bilkis Moussa à aller de l’avant.
Métier parfait
Elle fabrique des boucles d’oreilles, des chaînes et des bracelets avec les produits qu’elle achète des pêcheurs. De plus, elle confie que ses produits ne sont pas seulement utilisés comme bijoux décoratifs mais également pour des raisons médicales. «Tou kiksoz ki sort dan la mer ena enn reaksyon lor nou lekor», dit-elle avec assurance.
Elle raconte, par exemple, que pas mal de mères de famille viennent lui acheter des chaînes avec une dent de requin en guise de protection pour leurs enfants. «Zot dir sa anpes zanfan gayn douler vant. Ena osi ki vinn aste bann bizou kuma enn port boner.»
Bilkis Moussa estime que ce métier lui sied parfaitement. «Depi tipti mem mo ti kontan tou bann bizou, me selman zame mo ti panse mo pou fer koki vinn bizou», dit-elle. Une bonne qualité de ses produits et la satisfaction de ses clients sont primordiales pour elle. «Tou le zour mo esey pans bann nouvo varyete ek nouvo design pou fer klian plezir.»
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