Publicité

Prostitution infantile: «Les cas trop nombreux», dénonce Lysie Ribot

7 août 2014, 09:08

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Prostitution infantile: «Les cas trop nombreux», dénonce Lysie Ribot
«La Child Protection Act, c’est bien sur papier. Mais, en réalité, il n’y a pas grand-chose.» Propos de Lysie Ribot lors d’un point de presse de la commission des femmes du MMM ce jeudi 7 août. Elle était aux côtés d’Arianne Navarre Marie et de Françoise Labelle. 
 
Celles-ci ont principalement axé leur intervention sur la prostitution infantile, prenant comme point de départ le cas de cette jeune adolescente de 17 ans, contrainte à la prostitution. 
 
Le cas de cette fille de 17 ans contrainte à la prostitution avait choqué plus d’un il y a quelques semaines.
 
Selon Lysie Ribot, il faut que l’article 11 de la Child Protection Act soit amendé afin de contraindre tout témoin de maltraitance sur un enfant à rapporter les faits à la police. Chiffres à l’appui, elle a indiqué que ce cas n’est en fait que le «sommet de l’iceberg». En 2002, a-t-elle indiqué, 2 600 enfants ont été victimes de la prostitution. 
 
Pour la commission des femmes du MMM, il faudrait des lois plus sévères contre de tels délits. Comme en France, a ajouté Lysie Ribot, où plus l’enfant est jeune, plus la peine est sévère.
 
Sur ce même chapitre, elle a affirmé ne pas comprendre comment des enfants qui se trouvaient dans ce milieu sont recueillis dans des shelters, mais dès qu’ils atteignent l'âge de 18 ans sont abandonnés, sans aucun suivi. Il faudrait, selon elle, des half-way homes pour mieux les accompagner. 
 
Les agents dans le secteur touristique ont également un rôle à jouer, notamment en matière de tourisme sexuel. Les étrangers venant à Maurice pour de telles pratiques devraient être durement sanctionnés tandis que les acteurs dans ce secteur doivent être sensibilisés, a insisté la commission des femmes du MMM.
 

Publicité