Publicité

Kolektif Lenerzi Renuvlab: la raison d’être de CT Power remise en cause

23 juin 2014, 19:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

  Kolektif Lenerzi Renuvlab: la raison d’être de CT Power remise en cause

Une demande annuelle d’électricité de 441 MW pour 2013. C’est ce qu’indique le rapport Energy and Water Statistics de Statistics Mauritius rendu public le 11 juin. Alors que le Central Electricity Board (CEB), dans son Integrated Electricity Plan 2013-22, avait, lui, prévu une demande de 447 MW pour la même année. Une surestimation du CEB qui pousse le mouvement Kolektif Lenerzi Renuvlab à se poser des questions sur la raison d’être du projet CT Power.

 

Selon le porte-parole du mouvement, Yan Hookoomsing, le CEB n’en serait pas à ses premières surestimations. Déjà en 2007, «quand on a commencé à parler du projet CT Power et de black-out, le CEB avait annoncé qu’en 2012, la demande maximale serait de 478 MW. Dans son rapport de l’époque, Statistics Mauritius évoquait une demande réelle de 430 MW».

 

Ce qui pousse Yan Hookoomsing à s’interroger sur les prévisions que fera le CEB pour 2016, 2017 et 2018, période durant laquelle CT Power devrait entrer en opération.

 

De plus, poursuit-il, à la suite des recommandations de la National Energy Commission et la provision de Rs 3 milliards du Budget 2014, le CEB recevra de nouveaux moteurs pouvant produire, au total, 60 MW d’énergie. «Une partie de ces moteurs remplaceront d’anciens produisant 30 MW. Les moteurs restants, eux, resteront en stand-by.» Soit un autre surplus en termes d’électricité pouvant être produite. Sans compter les surestimations du CEB en termes de demande annuelle en énergie. Dans de telles conditions, estime Yan Hookoomsing, «nul besoin de CT Power».

 

Sollicité par l’express, un ancien cadre du CEB, proche du dossier, explique, lui, que les 6 MW surestimés pour 2013 ne représentent pas grand-chose en comparaison à la demande maximale qui est, elle, de 441 MW. «Quand il s’agit de prévision, il y a une marge et les 6 MW ne sont pas significatifs. Pour le moment, le CEB peut satisfaire une demande allant jusqu’à 15 MW, mais pas sur une longue durée.»

 

Et c’est justement là qu’intervient, selon lui, le projet CT Power. «C’est un projet qui servira à long terme. Nous avons besoin d’une nouvelle centrale, car celles dont nous disposons sont vieilles.» Qui plus est, assure l’ancien cadre, avec d’autres projets à venir, comme la ferme éolienne de Plaine-Sophie, il n’y a pas de risque que la demande dépasse l’offre.

Publicité