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No to Biometric Data on ID Card appelle à une désobéissance civile en août

22 juin 2014, 15:30

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No to Biometric Data on ID Card appelle à une désobéissance civile en août
Ils ne baissent pas les bras. Même si l’exercice de conversion à la  carte d’identité biométrique est bien entamé, les membres de la plateforme No to Biometric Data on ID Card ont tenu une journée de mobilisation à Rose-Hill, samedi 21 juin. «Pour conscientiser ceux qui n’ont pas encore été convertir leurs cartes d’identité, et aussi ceux qui y ont été». 
 
Pour donner suite à la mobilisation de ce samedi 21 juin, la plateforme compte organiser, les 26 et 27 juillet prochains, un Festival de la liberté. «On a fait une requête auprès de la mairie de Beau-Bassin – Rose-Hill à ce propos. Ce rendez-vous artistique permettra aux gens de s’exprimer à leur façon contre le projet de la carte d’identité biométrique», déclare Vince Pillay de la plateforme No to Biometric Data on ID card. Autre événement prévu : une désobéissance civile à la fin du mois d’août.
 
Lors de la mobilisation de ce samedi, les porte-parole de plusieurs plateformes ainsi que des membres de la société civile se sont, tour à tour, exprimés sur le sujet, expliquant pourquoi ils désapprouvent une telle initiative. Ils ont notamment alerté sur ce qu’ils estiment être des dangers de la nouvelle carte d’identité. 
 
Parmi eux, Ish Sookun, un ingénieur en systèmes et développement. Ce dernier confie avoir, déjà, relevé plusieurs failles sur le portail du gouvernement. Du coup, dit-il, ce sera un problème si le gouvernement sauvegarde les données de 900 000 personnes dans le Central Population Database. «C’est risqué», estime-t-il. 
 
Egalement présent : Me Roshi Bhadain, l’avocat de Pravind Jugnauth, qui a déposé une plainte en Cour suprême dans le but de stopper ce projet. Il a souligné qu’il est inacceptable que les empreintes digitales des citoyens se retrouvent entre les mains du gouvernement. 
 
Parmi la foule, l’on comptait aussi Salim Muthy, président de Sale by Levy, Georges Ah Yan, président du Forum Citoyens Libres, ou encore les représentants de mouvements syndicaux dont la Federation of Progressive Unions et la Confédération des travailleurs du secteur privé.
 

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