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Rao Ramah: «Les données digitales sont utilisées uniquement pour la carte d’identité»

10 juin 2014, 13:44

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Rao Ramah: «Les données digitales sont utilisées uniquement pour la carte d’identité»

«La seule utilité des empreintes digitales dans ce projet est de munir chaque individu d’une carte d’identité nationale unique.» Rao Ramah a enfin répondu à la vague de contestations contre la prise de données digitales dans le cadre  de l'émission de la nouvelle carte d’identité.

 

«Les données des citoyens sont utilisées uniquement dans le cadre de l’obtention et de l’usage de la carte d’identité», a précisé le directeur de projet du Mauritius National Identity Scheme (MNIS). D’ailleurs, dit-il, depuis le début de l’exercice de conversion, il y a eu plus de 200 tentatives de double enregistrement.

 

«Et ça n’a pas été possible en raison des empreintes digitales», explique le directeur de projet. Et d’ajouter qu’il y a, par ailleurs, «un besoin de mettre à jour et rectifier les données erronées de l’état civil. A ce jour, il y a plus de 40 000 cas d’erreurs».

 

Evoquant l’aspect sécurité, Rao Ramah a fait ressortir que le stockage des données se fait à Maurice, «dans un centre hautement sécurisé, totalement déconnecté d’Internet», et que celles-ci ne sont accessibles qu’«à certains officiers assermentés de l’état civil».

 

Le porte-parole du MNIS a aussi tenu à souligner que, contrairement aux craintes de certains, rien n'est prévu sur la nouvelle carte d’identité concernant le stockage de données médicales. Ou encore que celle-ci ne servira pas à identifier les gens dans des lieux publics, comme le pensent certains détracteurs. 

 

Le directeur de projet a aussi indiqué que les centres de Bambous, Chemin-Grenier et Rodrigues seront fermés à partir du 30 juin. La plupart des habitants de ces endroits auraient en effet déjà fait une demande pour la nouvelle carte. «A Rodrigues, la quasi-totalité de la population d’adultes, soit 25 000 personnes, s’est déjà inscrite», affirme Rao Ramah. Il ajoute que que ceux qui ne se sont pas enregistrés pourront le faire au bureau de l’état civil à partir du 1er juillet.

 

A ce jour, a-t-il fait ressortir, plus de 635 000 personnes, soit presque 75% des adultes, se sont fait  enregistrer. Il dément, dans la même foulée, les dires de ses détracteurs. En effet, selon ces derniers, ceux qui ont  fait la conversion de leur ancienne carte l’ont fait sous la contrainte. Les personnes âgées, par exemple, auraient été menacées de se voir couper leur pension. «Bien au contraire, on ne cesse de répéter que la carte d’identité actuelle ne sera invalide qu’à partir du 15 septembre», souligne-t-il.

 

Par ailleurs, poursuit Rao Ramah, «la MNIS continue à recevoir beaucoup de demandes des compagnies privées» pour la conversion de la carte d’identité de leurs employés. «Dans ce cas, soit on bouge vers ces entreprises, soit on leur demande de se déplacer vers un centre pour l’exercice de conversion», souligne-t-il. 

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