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Grand-Baie: Camp Carol pieds dans l’eau…
C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les habitants de Camp Carol, à Grand-Baie, affirment vivre un véritable cauchemar à chaque averse. L’eau pénètre régulièrement dans les cours et dans les maisons, forçant les propriétaires à mettre à l’abri leurs effets et leurs provisions. Du moins, quand ils le peuvent.
Selon eux, ce sont les énormes nids de poules qui s’élargissent de jour en jour sur la route, mais aussi l’absence de drains en bordure de ce chemin où se trouvent plus de 300 maisons qui en sont la cause. Sollicité, un officier de la National Development Unit (NDU) affirme que cet organisme est au courant du problème et promet que des solutions seront prises pour y remédier.
Pourtant, Sardanand Khedoo, qui habite le quartier depuis plusieurs années, assure que «depuis que je connais ce chemin, il est défoncé et rempli de gros trous». L’express région avait déjà attiré l’attention des autorités concernées à ce sujet dans son premier numéro, en juillet 2001. Celles-ci ont effectué des visites, mais rien n’a été fait pour remédier au problème. Depuis, la situation ne fait qu’empirer.
Les habitants ont également informé les autorités à maintes reprises, en vain. «Tous les manholes se trouvent sur le chemin même. Quand ils sont remplis et qu’il pleut, ce n’est pas facile. Nos enfants sont obligés de marcher dans cette eau sale pour se rendre à l’école», déplore Sardanand Khedoo. Et de lancer, d’une voix amère : «Ou imazine, nou en 2014, nou pe ankor viv kumsa ek nou bann zanfan pe pass mizer.»
Pire, l’eau qui s’accumule dans le chemin pénètre aussi dans les maisons. Chez la famille Antoine, c’est tout le temps le cas. «Souvent, l’eau entre dans la maison et abîme toutes nos affaires. La dernière fois, c’était mon matelas, mes meubles et mes provisions qui étaient gâtés», confie un membre de cette famille. En cas d’inondation, les habitants préfèrent marcher pieds nus. «Sinon nou savat, soulier pou gate, nou trap dan lame nou al mete lor gran semin », racontent-ils.
La situation est telle que des touristes rendant visite à leurs amis mauriciens sont choqués par le contraste entre le centre-ville et ce quartier négligé de Grand-Baie. Selon les habitants, les autorités ont tendance à s’occuper uniquement des infrastructures de la route principale. «Guet semin laba ek guet ici. Nous avons honte quand des proches viennent chez nous en voiture, tant ce chemin est défoncé», déplore un autre habitant.
De ce fait, les résidents lancent un nouvel appel aux autorités afin que leurs doléances soient enfin prises en considération, d’autant plus que l’hiver approche. «Nou ti deza propoz pou fer drin parski dan sa semin la ena enn lamar. Ti kapav fer drin pou ki tou sa delo la al dan lamar la, ek kumsa nou pa soufer», affirme Sardanand Khedoo.
De son côté, l’officier de la NDU interrogé déclare : «Nous avons déjà fait une étude sur place. Nous avons pour projet de construire de petits drains et d’asphalter complètement la route. Nous n’attendons que le financement pour débuter les travaux.»
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