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Plus d’un an sans eau: l’exaspération à son comble à Camp-Levieux
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Plus d’un an sans eau: l’exaspération à son comble à Camp-Levieux
Cela fait plus d’un an que le manque d’eau perdure, déclarent des habitants de la NHDC de Camp-Levieux, remontés. La semaine dernière, une fois de plus, ils n’ont eu de l’eau que pendant quatre jours. Hier, dimanche 18 mai, ils ont finalement reçu la visite d’un camion de la Central Water Authority (CWA) dans l’après-midi. Mais deux heures après, le robinet était à sec.
Plusieurs plaintes ont été déposées à la CWA et des inspecteurs seraient venus sur place de nombreuses fois, mais rien n’a été fait pour améliorer le quotidien de ces habitants. Ces derniers ne comptent pas baisser les bras et envisagent de manifester devant le quartier général, à St-Paul.
«Nous ne pouvons plus vivre dans de telles conditions», lance Melissa Abellard, une habitante du complexe. À cause du manque d’eau, dit-elle, elle est contrainte d’envoyer ses enfants chez sa tante. Un responsable à la CWA explique que les réserves d’eau sont situées en haut et qu’il y a quatre niveaux, ce qui fait que c’est difficile de faire monter l’eau. De plus, il n’y a pas de pompe. Il ajoute que la CWA travaille sur un système pour résoudre ce problème.
Branchements illégaux
Outre la fourniture irrégulière, des résidants du complexe NHDC se sont plaints d’une «astuce» de nombreux habitants: ces derniers se branchent illégalement au réseau de la CWA pour obtenirde l’eau gratuitement. «Ce n’est pas juste qu’ils obtiennent l’eau sans payer alors que nous autres devons régler les factures !» Le cri derévolte de cet habitant de laNHDC de Camp-Levieuxfait écho à celui des autresrésidants.
«Ils sont une centaine à avoir recours à cette pratique. Ils rajoutent des tuyaux flexibles au tuyau principal alors qu’il n’y a pas de compteur et obtiennent l’eau gratuitement», s’insurgeun habitant.«Ils n’ont pas à payer leurs factures de la CWA», indique un autre. «Ils doivent payer pour avoir l’eau. Nous pensons aussi à ne pas payer la CWA et avoir ainsi l’eau gratuitement», lance-t-on.
Ces habitants disent avoir déjà porté plainte auprès de la CWA. «Nous sommes allés sur place et nous avons même informé la police de ces branchements illégaux. La CWA a servi une notice à quelques personnes mais rien d’autre n’a suivi», souligne un voisin.
Selon des personnes de la région, faire ces installations illégales n’est pas compliqué. «Leurs procédés ne diminuent pas la pression de l’eau pour les autres habitants et nous ne payons pas en plus, mais ce n’est pas possible qu’ils utilisent de l’eau sans payer un sou», déplore un locataire.
Excédés par l’ampleur de la situation, ils se rejoignent tous pour exprimer leur colère face à l’indifférence des responsables du complexe NHDC et de la police. «Les autorités concernées ne font rien. Les installations illégales sont flagrantes», s’indigne un autre habitant.
Les résidants expliquent ne pas pouvoir s’expliquer avec ceux qui utilisent l’eau sans payer. «Ils nous disent que nos revendications ne les intéressent pas et c’est dangereux pour nous d’aller leur exprimer notre colère.»
Les officiers de la brigade antifraude de la CWA sur le terrain
Sollicités, les officiers de la brigade antifraude de la CWA expliquent qu’ils sont sur le terrain pour détecter ces pratiques. «Quand la CWA arrête la fourniture d’eau, il n’est pas rare que les gens font des branchements illégaux. Le système pour les appartements NHDC est différent que pour les maisons individuelles et nous sommes au courant des cas d’installations par les plaintes reçues», indique un officier de la brigade antifraude sous le couvert de l’anonymat.
Ce dernier déplore, toutefois, un manque de coopération de la part de la police. «Nous ne pouvons pas faire de descente après le coucher du soleil. Et nous demandons l’assistance de la police quand nous allons sur le terrain. Mais ils ne nous aident pas», explique-t-il.
Toutefois, il y a des mesures contre les contrevenants qui sont pris la main dans le sac. Ils écopent d’une amende de Rs 50 000 et d’une peine de prison ne dépassant pas deux ans. Ils doivent également rembourser à la CWA la somme qui correspond à la quantité d’eau utilisée sans payer.
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