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Cafétéria: du boeuf servi à une… végétarienne
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Cafétéria: du boeuf servi à une… végétarienne
Hemla Moochooram tourne en rond depuis le lundi 21 avril. Elle n’arrive pas à dormir et a un haut-le coeur à chaque fois qu’elle repense au snack qu’elle a consommé ce jour-là dans une cafétéria rattachée à un hypermarché de Grand-Baie.
Alors que cette femme, végétarienne depuis sa naissance, avait demandé un snack végétarien et qu’elle a vérifié l’étiquette, elle constaté avec horreur qu’elle a goûté à de la viande de bœuf par erreur. La Curepipienne de 49 ans, qui gère un restaurant à Trou-aux-Biches, a saisi la police de Triolet, estimant que ses droits de consommatrice ont été lésés.
«J’étais en pleine conversation avec mon mari et j’ai commencé à manger en même temps. Soudain, j’ai senti quelque chose de dur sous mes dents. Quand j’ai regardé le snack entamé, il était clair qu’il était truffé de viande, raconte-t-elle. J’ai eu le tournis. Je me suis ruée vers un évier pour tout vomir.»
«J’ai l’impression d’avoir commis une faute vis-à-vis de ma religion»
Puis, elle a demandé aux vendeuses de la cafétéria de lui donner un couteau afin de vérifier les autres snacks dans le plat réservé aux mets végétariens. «En les découpant, j’y ai vu de la viande.»
Hemla Moochooram a alors parlementé avec un responsable de l’hypermarché, qui s’est excusé tout en lui proposant une compensation de Rs 1 000. «Il m’a expliqué que la faute revient au département d’emballage», dit la quadragénaire, qui a ensuite alerté la Consumer Protection Unit et fait la tournée des bureaux de l’inspectorat sanitaire du Nord pour porter plainte.
«Pour moi, la viande, c’est tabou. J’ai l’impression d’avoir commis une faute vis-à-vis de ma religion», lâche-t-elle. Mal dans son assiette, elle s’estrendue au poste de police deTriolet pour une déposition.Voyant son état, les policierslui ont conseillé de se faire ausculter.
Outre des anti-dépresseurs et une injection à l’hôpital du Nord, Hemla Moochooram doit se faire suivre par un psychologue. «On m’a dit que je suis devenue dépressive. Je n’ai même pas pu me rendre à mon restaurant mardi. Je me sens malheureuse. À chaque fois que je ferme les yeux, je revois ce snack.»
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