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Nouvelle carte d’identité: les contestataires ne fléchissent pas
25 avril 2014, 15:28
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Nouvelle carte d’identité: les contestataires ne fléchissent pas
La nouvelle carte d’identité numérique les inquiète. D’un côté, Pravind Jugnauth, qui conteste cette mesure en cour. De l’autre, le Regrupman Travayer Sosyal qui ne cesse ses mobilisations pour faire stopper le projet.
La motion de Pravind Jugnauth a été appelée hier, jeudi 24 avril, en Cour suprême. Le leader du MSM a indiqué que les données sur les nouvelles cartes d’identité sont «très dangereuses dans une société démocratique». Cette loi permettra à la police d’avoir accès aux informations personnelles d’un individu, mais ces données devraient normalement être confidentielles, estime-t-il.
Or, Me Roshi Bhadain, qui représente Pravind Jugnauth, a déclaré que les données sur les nouvelles cartes d’identité sont «disproportionate of the scheme of the government». D’après l’avocat, ces procédures constituent une infraction aux droits constitutionnels des citoyens.
Le Dr Rajah Madhewoo, porte-parole du Regrupman Travayer Sosyal (RTS), a, lui, expliqué d’une conférence de presse hier que le recours aux empreintes digitales n’est pas adéquat car elles ne sont «pas fiables». Le porte-parole du RTS a cité le juge britannique Brian Leveson, qui a indiqué que «deux empreintes digitales ne sont jamais exactement pareils – même pas deux impressions enregistrées immédiatement l’une après l’autre». Il a pris l’exemple de plusieurs cas de falsifications et d’erreurs concernant les empreintes digitales pour illustrer ses propos
La policière écossaise Shirley McKie avait ainsi été accusée à tort de meurtre en 1997 à cause d’une empreinte digitale «supposément semblable à la sienne», avance-t-il. Il fait aussi valoir que certains Smartphones dotés d’un capteur d’empreinte digitale peuvent être piratés grâce à de fausses empreintes faites à partir de colle à bois.
Le travailleur social s’est aussi appuyé sur une étude récente de l’Université de Southampton. Celle-ci a révélé que les experts ne produisent pas toujours la même empreinte quand il s’agit d’en trouver une correspondante à celle retrouvée sur les lieux d’un crime. L’étude révèle également qu’il y a des chances qu’ils changent d’avis en présence d’informations contextuelles, comme par exemple une confession de suspect.
Le porte-parole du RTS a aussi vivement critiqué le fait que l’injonction déposée en Cour suprême ne sera entendue que le 19 janvier 2015, alors qu’il est prévu que tous les Mauriciens soient en possession de leur carte au plus tard le 15 septembre. «C’est une moquerie», dénonce-t-il.
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