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A Phoenix : Ramgoolam et Bérenger vantent les mérites de la réforme électorale
14 avril 2014, 15:21
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A Phoenix : Ramgoolam et Bérenger vantent les mérites de la réforme électorale
«Une réforme électorale permettra à la communauté tamoule d’être mieux représentée au Parlement.» En prononçant ces mots lors des célébrations pour le nouvel an tamoul organisées par la Mauritius Tamil Temples Federation à Phoenix, ce lundi 14 avril, Menon Murday, le président de cette association socioreligieuse, a sans doute fait plaisir à ses invités les plus prestigieux.
Le leader de l’opposition et le chef du gouvernement, invités par la fédération, sont allés dans le même sens que Menon Murday. «La réforme est dans l’intérêt de la démocratie, a affirmé Paul Bérenger. Avec le système du first past the post, les tamouls se sont souvent retrouvés en dehors du Parlement.»
Ce n’est pas Tassarajen Pillay-Chedumbrum qui allait le contredire sur ce point. Le ministre des Tics, qui a également prononcé un discours à cette occasion, s’est proclamé «rescapé des élections de 2010», étant le seul membre de la communauté tamoule à se faire élire au Parlement lors des dernières législatives. De son côté, le Premier ministre a indiqué qu’une réforme électorale permettrait de «consolider l’unité nationale».
Comme il est de coutume lors de tels événements, Navin Ramgoolam n’a pas manqué de rendre hommage à son père. Ce dernier, a laissé entendre le chef gouvernement, était un défenseur de l’hindi et de la langue tamoule. Le Premier ministre a également remercié les membres de cette communauté pour leur «solidarité» suite aux inondations meurtrières du 30 mars. Les célébrations du nouvel an avaient en effet été annulées l’an passé en hommage aux victimes.
Menon Murday a profité de l’occasion pour demander au gouvernement des fonds CSR afin de financer les projets de sa fédération. Navin Ramgoolam a répondu qu’il ferait part de cette demande au ministre des Finances, Xavier-Luc Duval. Contrairement aux célébrations des années précédentes, lors desquelles la question de CT Power avait pris une place capitale dans les discours des uns et des autres, le sujet semble avoir été soigneusement évité cette fois-ci.
Le seul à s’être exprimé sur le sujet est Paul Bérenger, qui a indiqué que le pays n’a «pas le droit à l’erreur sur ce dossier. Nous sommes sur la corde raide, car c’est un projet qui va nous engager pour 50 ans.»
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