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Campagne nationale pour l’efficience énergétique
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Campagne nationale pour l’efficience énergétique
«Konn servi lenerzi.» Certains l’ont sans doute déjà remarqué. Peints sur les bus, affichés aux abords des routes et prononcés à la radio et la télévision, des slogans exhortant le public à utiliser l’énergie avec parcimonie sont apparus un peu partout. Ce n’est pas un hasard : il s’agit d’une initiative de l’Energy Efficiency Management Office (EEMO).
Intitulée Energy Efficiency Awareness Campaign, elle a pour but d’inciter la population à revoir son mode de consommation d’énergie. Il ne s’agit pas de la première campagne initiée par cet organisme, mais celle-ci est un peu différente, comme l’explique Khalil Elahee, expert en énergie et président de l’EEMO : «Pour la première fois, nous travaillons avec des professionnels de la communication pour faire passer notre message. Suite à un appel d’offres, une compagnie de communication a été choisie pour nous aider.»
La campagne, continue-t-il, concerne essentiellement le domaine domestique et celui du transport. «Nous nous focalisons sur ces secteurs pour toucher le plus de monde possible, soutient l’expert.Tout le monde, des enfants aux plus âgés, est concerné par la consommation d’énergie sur la route et chez soi», soutient le responsable de l’EEMO.
Nombreuses initiatives
Le but est également de «compléter un travail entamé avec le Joint Economic Councilpour inciter aux économies d’énergies dans le secteur commercial et en entreprise». Cette approche «synergétique» permettra, espère Khalil Elahee, une meilleure propagation des bons gestes à accomplir et un changement de mentalité chez la population.
Les initiatives tombant sous la coupe de l’Energy Efficiency Awareness Campaign sont nombreuses : elles vont des compétitions scolaires en passant par la distribution de pamphlets et les conférences dans les centres communautaires. Depuis quelques temps, en effet, l’EEMO est au four et au moulin.
Après le projet de labellisation énergétique des appareils ménagers, initiative volontaire qui devrait être rendue obligatoire «en novembre ou en décembre», ou encore la législation sur la certification «Energy Sufficient» des bâtiments commerciaux, l’organisme multiplie les modes de diffusion de son message.
Acquérir une intelligence énergétique
«Comme le public peut le constater dans nos publicités, la campagne est surtout axée sur l’économie pécuniaire que permet une meilleure gestion de l’énergie. Il y a aussi le bénéfice pour l’environnement, mais ce n’est pas tout. Nous voulons surtout inciter les consommateurs à se renseigner sur le sujet, à comprendre et savoir comment économiser l’énergie, à acquérir une intelligence énergétique», affirme le scientifique.
Les nombreuses actions entreprises par l’EEMO depuis son ouverture ont-elles permises un changement dans l’habitude des consommateurs mauriciens, qui sont traditionnellement très demandeurs en énergie ? «Oui, répond Khalil Elahee. Les Household Surveys de Statistics Mauritius et les chiffres des revendeurs montrent une évolution. Les Mauriciens commencent à prendre conscience.»
Néanmoins, le président de l’EEMO déplore des «mauvais signaux» envoyés à l’adresse du consommateur. Certains commerçants, indique-t-il à titre d’exemple, font actuellement des promotions sur des climatiseurs ou des réfrigérateurs très énergétivores. «Cela embrouille le public, qui va naturellement chercher à économiser», déclare le scientifique. Or, précise-t-il, en achetant de tels produits, il y perd sur le long terme. Car un appareil à petit prix qui consomme beaucoup lui reviendra plus cher après quelques temps qu’un autre qui est vendu plus cher mais qui permet des économies d’énergie.
«C’est la responsabilité du consommateur. C’est pourquoi nous essayons de lui faire prendre conscience des enjeux et des bénéfices d’un nouveau mode de consommation», conclut Khalil Elahee. Consultez ici la liste des initiatives de l’EEMO dans le cadre de cette campagne.
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