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Série de dérapages communaux sur Facebook

28 mars 2014, 15:27

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Série de dérapages communaux sur Facebook

«La police doit agir très vite, sinon les choses risquent de s’aggraver. On est tous Mauriciens. Notre foi est privée», soutient Ahmad Noorany Mohun, vice-président de l’Unité du peuple. Comme lui, plusieurs internautes ont été outrés par les propos tenus par un jeune homme en particulier, sur une page Facebook. Ils sont plusieurs, du reste, à nous avoir contactés, réclamant des actions contre le jeune homme.

 

Les membres de l’Unité du  peuple sont, eux, passés à l’action en portant plainte au poste de police de Rose-Hill. Mais, d’ores et déjà, d’aucuns s’interrogent sur l’identité réelle de cet Internaute, qui s’affiche à visage découvert sur son profil.

 

Mais, ce qui est sûr ce que sitôt qu’il a subi les foudres des internautes, le jeune homme a vite fait de fermer son compte Facebook. Ce qui a déclenché encore plus la colère sur le réseau social.

 

Mais ce site n’est pas le seul à avoir choqué de par la violence des propos. Un autre Internaute a tout simplement créé un page contre une religion, appelant les Facebookers à exprimer toute leur hargne à l’encontre de celle-ci.

 

Que faire dans de tels cas de figure ? L’on se souvient notamment de l’épisode Trishnee Bunwaree, alors âgée de 23 ans, dont les propos avaient déclenché un véritable tollé en 2012. La jeune femme a par la suite été arrêtée et doit désormais faire face à la justice. Elle avait été inculpée sous une charge provisoire d’access to computer system with the intent to commit an offence» et de «stirring up racial hatred», en infraction avec la Computer Misuse and Cybercrime Act de 2003, et sous l’article 282 (1) du code pénal.

 

Plus récemment, nous avions eu le cas de cette  sexagénaire, arrêtée pour avoir publié des propos incendiaires sur Facebook.  En fait, tout contrevenant, s’il est trouvé coupable, risque une amende maximale de Rs 1 million et une peine d’emprisonnement de cinq ans.

 

L’Information and Communication Technologies Authority (l’ICTA) soutient que de tels cas sont souvent rapportés. Et ils sont aussitôt référés à la Cybercrime Unit.  Pour ce nouveau cas, l’ICTA invite les internautes à porter plainte à son bureau, situé au numéro 6, rue Célicourt Antelme, Port-Louis. Il est également possible d’appeler sur le 211 53 33 ou envoyant un e-mail à l’adresse [email protected].

 

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