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Affaire Iskcon: l’accusé poursuit la présumée victime
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Affaire Iskcon: l’accusé poursuit la présumée victime
Ce qui l’a poussé à porter plainte pour diffamation ? Une lettre envoyée par la présumée victime au quartier général de l’International Society for Krishna Consciousness (ISKCON), en Floride. Elle soutient que Graeme Duncan, un dévot de la branche mauricienne de l’organisme, l’aurait violée et sodomisée alors qu’elle n’avait que 12 ans. Réfutant ces allégations, l’accusé la poursuit en Cour suprême et lui réclame des dommages moraux de Rs 3 millions. Le procès a été appelé, hier, mardi 25 mars devant la juge Rehana Mungly- Gulbul. Il a été renvoyé à une date ultérieure sur un point de droit.
Dans cette lettre datée du 3 août 1998, la jeune femme affirme que le dévot, qui est également l’époux de sa cousine, l’aurait traitée comme un objet sexuel. Elle soutient que ces sévices auraient débuté en 1991, alors qu’elle avait 12 ans. Pour sa défense hier, l’habitante de Vacoas a indiqué que l’accusé aurait été exclu de toutes les institutions de l’ISKCON de par le monde.
DE FAUSSES ALLEGATIONS
Selon ses dires, la direction de l’organisation aurait sommé Graeme Duncan de lui présenter des excuses tout en lui remettant une somme pour le dédommagement. Elle allègue également que l’accusé lui aurait proposé de l’argent pour qu’elle retire sa plainte. Pour ce qui est du contenu de sa lettre, elle maintient qu’il ne s’agit pas d’un tissu de mensonges.
Ces allégations sont fausses et malicieuses, insiste Graeme Duncan. Il explique que cette missive, qu’il juge diffamatoire, a terni sa réputation. C’est le 7 avril 2006 que l’accusé, qui se présente comme un homme d’affaires, a instruit un procès contre la jeune femme pour diffamation. Il affirme par ailleurs que c’est la présumée victime qui lui aurait fait du chantage en lui réclamant Rs 3 millions.
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