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Plages publiques: le chaos persiste
Kilomètres de transats, sacs-poubelle remplis à ras bord, marchands ambulants, structures ancrées dans le sable, roulottes de nourriture... Le chaos règne toujours sur les plages, encore plus en cette période de fêtes. Le ministère du Logement a, toutefois fait valoir que ces activités organisées ne seront bientôt plus tolérées.
Les plages publiques ne peuvent être utilisées pour l’organisation de fêtes privées. C’est ce qu’a indiqué le ministère du Logement et des terres à travers un communiqué émis dimanche. Cela, après un article de l’express qui avait fait mention, il y a quelques jours, de l’accaparement des plages pour des activités privées. Des marquises pour des mariages ou qui font office de discothèques, entre autres, ne seront pas tolérées.

Malgré cette interdiction, les activités continuent de plus belle sur les plages, surtout en cette période de fêtes. Pas plus tard que mardi, le soir du réveillon, une grande fête a été célébrée sur la plage publique de Flic-en-Flac. Le lendemain, des mains courantes qui avaient été utilisées pour la sécurité n’avaient toujours pas été enlevées, des sacs-poubelle remplis à ras bord n’avaient pas trouvé place dans des bennes à ordures.
Pourtant, du côté du ministère, une source affirme que les organisateurs n’avaient pas l’autorisation de tenir une telle fête. L’aval a été donné par la Beach Authority qui, selon ses dires, est en train de «by-pass toutes nos décisions». Et d’ajouter que «ce n’est pas la première fois que la Beach Authority donne des permis d’opération sur la plage sans notre accord». Chose que réfute Subhas Seeruthun, le directeur général de la Beach Authority, indiquant qu’ils n’ont, à aucun moment, by-pass le ministère. «On a livré des permis conformément à la Beach Act. Rien n’est illégal», explique-t-il.

Une tournée sur les plages le 25 décembre confirme cependant que des activités interdites au public sont chose courante, notamment des petits foyers aménagés à la va-vite qui peuvent causer des incendies, l’odeur des grillades qui titille les narines, des marchands ambulants avec toute leur cargaison, des fastfoods avec des structures bien ancrées dans le sable, sans oublier les kilomètres de transats qui jonchent les plages, plus particulièrement à Trou-aux-Biches.
À Mon-Choisy, ce sont les vans ambulants et les fast-foods qui font partie du paysage. «Il y a beaucoup de gens qui sont sans emploi qui nourrissent leur famille ainsi. Ces marchands ont le droit de venir dans leur van et vendre leurs produits sur la plage», déclare Subhas Seeruthun. Quant aux transats, il affirme «qu’il y en a partout dans le monde. Pourquoi pas ici ?» Il rappelle que la Beach Authority a pris la décision de réserver 15 % des plages aux loueurs de transat. «85 % des plages sont libres pour le public», affirme-t-il. Toutefois, il concède que les structures sur les plages posent toujours problème car «pa kone si kapav fer kitsoz».
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