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Nouveaux piliers économiques: des experts-comptables déplorent le manque de stratégie
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Nouveaux piliers économiques: des experts-comptables déplorent le manque de stratégie
«Ce Budget jette les bases pour l’émergence de nouvelles frontières de développement. Mais, on ne sait rien quant à la date où cela va être possible», indique Pierre Dinan, expert-comptable lors des débats post-budgétaires organisés par la Mauritius Institute of Professional Accountants, ce samedi 9 novembre. Il déplore l’absence d’une indication claire quant aux moyens que le gouvernement mettra en place pour réaliser les projets en question.
«Il n’y a aucune stratégie en ce qui concerne la mise en œuvre des projets annoncés dans le Budget 2014.» La Mauritius Institute of Professional Accountants (MIPA) a organisé sa rencontre annuelle à la salle de conférences de BPML, à Ebène, ce samedi 9 novembre, dans le cadre du discours budgétaire.
«Ce Budget jette les bases pour l’émergence de nouvelles frontières de développement. Quant à la date où cela va être possible, je l’ignore», indique Pierre Dinan, expert-comptable. Il s’est ainsi plaint de l’absence de toute indication quant aux moyens que le gouvernement mettra en place pour réaliser les projets en question, dont le développement de l’économie marine. Les débats, très animés, ont notamment réuni Anthony Leung Shing, partenaire de PriceWaterhouseCoopers et spécialisé en matière d’impôt, Preetee Jhamna Ramdin, partenaire au pôle Transaction Advice Services d’Ernst & Young.
«C’est la classe politique qui devrait mettre en place une stratégie pour la mise en œuvre des projets avec la contribution du secteur privé et de la société civile également», insiste Pierre Dinan. Un avis partagé par Preetee Jhamna Ramdin.
Pierre Dinan trouve, par ailleurs, anormal que l’on décide de nouveaux chantiers en novembre alors que, selon lui, cela aurait dû se faire vers juillet. Quant à Anthony Leung Shing, il souligne que plusieurs mesures ont été introduites pour consolider la capacité de collecte d’impôts de l’Etat. Il cite, entre autres, la mise en place d’un mécanisme pour assurer une meilleure coordination entre les pôles de collecte que sont l’impôt, la taxe sur la valeur ajoutée et la taxe sur les jeux.
Cette rencontre a également donné lieu à plusieurs questionnements, notamment autour de l’attitude des opérateurs du secteur privé trop dépendants du gouvernement, l’incompatibilité entre la formation assurée aux jeunes et les besoins réels du marché du travail, le manque de leadership tant du côté du privé que du public.
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