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Colère des habitants et commerçants face à l’insécurité à China Town

6 novembre 2013, 13:49

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Colère des habitants et commerçants face à l’insécurité à China Town

«La communauté chinoise est comme une orpheline et est complètement négligée.» C’est là le cri du cœur des habitants et commerçants de China Town. Ce qui les préoccupe : l’insécurité dans ce quartier. Ils ont tenu à rencontrer les forces de l’ordre ce matin, mercredi 6 novembre.

 

L’angoisse, la peur et la… colère. Ces habitants et commerçants de China Town se disent complètement dépassés par la criminalité qui règnerait dans leur quartier. Ils soutiennent que les cas d’agressions y ont augmenté et ont tenu à faire part de leurs griefs lors d’une rencontre, ce mercredi 6 novembre, entre les représentants des forces de l’ordre et des associations chinoises au Heen Foh Hall, Port-Louis.

 

Face à près d’une cinquantaine d’habitants et commerçants en colère, les policiers ont eu fort à faire pour les rassurer. Tandis que plusieurs faisaient ressortir qu’on ne compte pas moins de cinq cas d’agressions sur des cuisiniers chinois dans ce quartier ces derniers mois. Mais il y a plusieurs autres qui ne sont pas rapportés parce que les habitants voient que les policiers n’agissent pas. «C’est une perte de temps, la police ne donne pas de suite aux dossiers», font-ils valoir.

 

 

Présent lors de la réunion, le surintendant Irshaad Bhunoo a souligné que, durant ces 11 derniers mois, rien qu’au poste de police d’Abercrombie, pas moins de 91 arrestations ont eu lieu pour divers délits notamment le vol. Et, pas plus tard qu’avant-hier, un suspect a écopé de 17 mois de prison dans ce cadre. Toutefois, souligne-t-on du côté de la police, la région de Port-Louis Nord est une zone sensible qui pourtant est dotée de six stations.

 

Il a fallu qu’il y ait mort d’homme pour que les autorités réagissent, s’insurgent pour leur part les habitants et commerçants de China Town. Ils font notamment référence au ressortissant chinois tué samedi dernier 2 novembre. Ils s’interrogent même sur ces caméras de surveillance qui ne fonctionnent pas dans ce quartier. Ce qu’a, du reste, concédé la police qui parle de «défaillance».

 

Egalement de la partie, la Crime Prevention Unit s’est, elle, attelée à prodiguer des conseils à ceux présents. Celle-ci a notamment mis en garde contre le recrutement des gens de maison. Souvent, souligne cette unité, les voleurs sont ceux qui sont les employés de la maison. Il faut exiger un certificat de caractère avant tout recrutement,  a notamment indiqué le représentant de cette unité.

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