Santé-Bien-être

Les alcooliques célèbres de Maurice et du monde et leurs frasques

Ils sont nombreux ces célébrités qui sont alcooliques et leurs frasques font souvent la une des médias.

 

On se souvient de John Galliano, qui avait sombré dans l’alcool et qui a été par la suite licencié par la maison Dior après qu’il eut proféré des propos racistes et antisémites dans un café parisien.

 

Dans une interview parue dans un récent numéro de Vanity Fair, il donne une idée de la voie qui l’a conduit vers l’alcoolisme. Les délires, hallucinations et convictions et les comportements qu’il évoque sont ceux qu’on retrouve chez la plupart des alcooliques.

 

«Au début, l’alcool était comme une béquille quand j’étais à l’extérieur de la maison Dior. Ensuite, je l’utilisais de façon intensive au lendemain des collections. Je prenais quelques jours pour m’en remettre, comme tout le monde. Mais avec plus de collections à faire, l’accident s’est produit plus souvent. Ensuite j’en étais un esclave. Puis il y a eu les pilules parce que je n’arrivais pas à dormir. Ensuite, d’autres pilules parce que je ne pouvais pas m’arrêter de trembler. J’avais aussi ces énormes bouteilles d’alcool que les gens m’envoyaient. Vers la fin, c’était la seule chose que je pouvais tenir dans mes mains. Vodka, ou vodka tonic. Le vin, j’avais la conviction qu’il m’aidait à dormir. Faux. Je devais arrêter les voix. J’avais toutes ces voix dans ma tête, qui me posaient beaucoup de questions, mais j’étais incapable d’admettre une seule seconde que j’étais un alcoolique. Je pensais que je pouvais contrôler.»

 

On sait que Gérard Dépardieu a été récemment condamné à Paris pour conduite en état d’ivresse.

 

Récemment, la justice britannique confirmait la mort  accidentelle de la chanteuse Amy Winehouse par abus d'alcool. L'artiste avait, au moment de sa mort en juillet 2011, plus de cinq fois la limite légale d'alcool autorisée pour conduire, soit 416 mg d'alcool par décilitre de sang, a confirmé l'enquête.

 

Ces conclusions ont fait suite à une nouvelle enquête sur la mort de la chanteuse.

 

Toutefois, si les cas des célébrités alcooliques sont souvent dans les colonnes de la presse étrangères, tel n’est pas le cas à Maurice. Ce sujet est considéré tabou et la presse mauricienne a pour tradition de ne rien publier sur ces aspects de la vie personnelle, tout comme rien n’est publié sur les différentes concubines de nos hommes publiques.

 

Cependant,  tout se sait et les frasques dont on parle le plus en ce qui concerne ces hommes publiques alcooliques portent sur un important membre du barreau. Aujourd’hui à la retraite, il est souvent vu dans nos hôtels où il réclame à cor et à cri ses « gadjacks » (amuse-gueule). Une fois sa dose d’alcool avalée, il se promène en slip dans l’hôtel. Le personnel a alors fort à faire pour maintenir le décorum. Cet important membre du barreau ne fait jamais, quand il est saoul, la différence entre le maillot de bains que portent les touristes et son slip.

 

On a compté et on compte toujours des alcooliques parmi nos hauts fonctionnaires. Le premier « vol » des fonds du plan national de pension – Rs 50 millions – a été en fait imputé à un ex-secrétaire financier alcoolique.

 

Une enquête avait été initiée et le suspect n’a jamais pu être poursuivi, car il devait décéder des suites de son abus d’alcool avant la fin de l’enquête.

 

On retrouve aussi des alcooliques dans des postes où ils constituent des dangers permanents, notamment parmi les capitaines des navires de pêche mauriciens, des navires de la marine marchande et des pilotes d’avion.

 

Un de ces pilotes, étranger il est vrai, avait été dénoncé par sa femme. Il pilotait souvent en état d’ivresse.

 

La police mauricienne a aussi connu ses alcooliques, dont un très haut gradé qui n’a jamais pu accéder au grade de commissaire en raison de son alcoolisme. Il a été responsable des certaines frasques dont les Casernes se souviendront pendant encore longtemps.