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Conséquences du budget: une vingtaine d’employés de la Lottotech licenciés
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Conséquences du budget: une vingtaine d’employés de la Lottotech licenciés
Ils le voyaient venir. Une vingtaine d’employés de la compagnie Lottotech ont reçu leur feuille de route hier. Ces salariés des départements des ventes et du marketing subissent donc de plein fouet les mesures budgétaires de la suppression des cartes à gratter et de l’interdiction de la publicité sur les jeux de hasard.
Selon la Lottotech, ce dégraissage se fait en anticipation du Finance Bill. Même si la date précise de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi n’est pas encore connue, la compagnie a pris les devants. «Depuis l’annonce des nouvelles réglementations en ce qui concerne les jeux de hasard, nous avions prévu une restructuration à tous les niveaux. Ce licenciement en fait partie, déclare une responsable de la compagnie. C’est dommage, mais nous avons tout fait dans la transparence en consultation avec les employés qui allaient être forcés de partir.»
Les employés remerciés confirment ses propos. «Cela fait un moment que cette restructuration a été annoncée, donc nous nous y attendions. Rien ne s’est fait derrière notre dos», soulignent-ils en substance. Ils assurent n’avoir aucun grief contre leur ancien employeur. «Il ne pouvait pas nous garder alors qu’il n’a pas de travail à nous offrir.»
L’annonce de la nouvelle de leur mise à pied n’est d’autant moins choquante que la compensation qu’ils ont reçue «est très correcte». Ils en veulent pour preuve la prise en considération du critère de l’ancienneté. «Mais surtout nos localont été payés, ce qui fait un mois de salaire de plus, et tous nos bonus nous ont été reversés intégralement», confie l’un d’eux.
Vous avez dit création d’emplois ?
Cet ex-employé, marié et père d’une petite fille, a passé quatre ans comme représentant de vente des cartes à gratter. Il ne comprend pas la justification de l’abolition de ces cartes. Selon lui, ces dernières sont plus des fun games qu’une addiction, et comparativement aux courses hippiques, elles restent récréatives. Il déclare que plus de 200 études ont été faites à ce sujet. «Le problème de nation zougadère se situe ailleurs. La suppression des cartes à gratter ne va pas aider.»
Il ne comprend pas ce que le gouvernement fait. «Le gouvernement parle de nettoyage et de création d’emplois alors qu’il prend des mesures qui suppriment des emplois. J’espère qu’il a prévu de nous aider à retrouver un travail, car ces conséquences étaient prévisibles.» Les autres employés de la Lottotech et lui comptent interpeller le gouvernement à ce sujet.
En attendant, il précise que malgré la compensation, il reste inquiet. Retrouver un travail dans ce domaine, surtout avec les mêmes salaires et conditions, sera difficile, explique-t-il. «J’ai ma famille et je n’ai aucune envie de rester sans emploi pendant longtemps.»
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