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Ritum Coffee: l’État durcit le ton contre Sungkur
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Ritum Coffee: l’État durcit le ton contre Sungkur
Le ministère du Logement et des Terres ne compte pas céder un pouce de terrain au pandit Suryadeo Sungkur. Il a répliqué, la semaine dernière, à la mise en demeure que lui a servie ce dernier, le 23 janvier. Dans un document déposé en cour, le ministère avance plusieurs points justifiant sa demande pour que la parcelle de la plage publique de Trou-aux-Biches qui a été louée à bail au pandit, lui soit restituée. Et ce, bien qu’il ait démoli la terrasse du Ritum Coffee en janvier.
Le ministère évoque notamment le non-respect des conditions du bail depuis plusieurs années. Selon le contrat de bail, 248 m² lui avaient été alloués en 2012. Toutefois, le religieux a décidé d’ajouter une terrasse à son plan initial, empiétant ainsi sur 5 m² de plage publique.
Une source au sein du ministère du Logement et des Terres souligne que «ce n’est pas la première fois» que le ministère lui demande de se conformer aux conditions de bail. «Mais rien n’a été fait. Ce n’est qu’au changement de gouvernement qu’il a fait démolir sa construction illégale, tout en maintenant ses activités alors que son permis d’opération n’est plus à jour.»
Clause d’annulation du contrat en cas de non-respect des conditions
Elle explique que le ministère table sur la clause qui évoque l’annulation du bail en cas de non-respect des conditions signées par les deux parties. «Il existe bien une clause qui stipule que le bail peut être résilié non seulement si le détenteur ne respecte pas les conditions mais aussi si l’on trouve qu’il faut avoir recours à cette mesure dans l’intérêt public. Et les deux raisons sont valables puisque l’actuel gouvernement veut restituer l’aire de stationnement qui s’y trouvait», soutient notre interlocuteur.
Le ministère a également fait ressortir que le bail avait été signé au nom de Suryadeo Sungkur. Or, c’est l’entreprise familiale des Sungkur, le V.S Agochar Co. Ltd, qui jouit du bail en y gérant le Ritum Coffee. «À aucun moment il (NdlR : le pandit Sungkur) n’a été défini comme étant le représentant de cette entreprise en signant le bail.»
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