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Arvin Boolell: «Je suis prêt à prendre le leadership du PTr»
14 décembre 2014, 13:20
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Arvin Boolell: «Je suis prêt à prendre le leadership du PTr»
«On s’est vu trop beau, on a cru que ce serait facile. Il n’y a pas de torchon en politique, il faut toujours respecter l’adversaire, quel qu’il soit.» C’est à cœur ouvert et sans prendre des gants que l’ancien ministre des Affaires étrangères a décortiqué les raisons de la défaite de l’alliance PTr-MMM, au scrutin mercredi dernier. Mais déterminé, Arvin Boolell a indiqué que malgré cette «douloureuse» défaite, il est «prêt à prendre de nouvelles responsabilités. Y compris celle de leader du Parti travailliste.»
Selon le ministre sortant, cette défaite bute sur deux principaux points: la non-structuration de l’alliance PTr-MMM et la question de IIe République. «Nous n’étions pas structurés, c’est la première fois que je participe à une campagne aussi désorganisée. Deuxièmement, le projet de IIe République nous a fait un tort immense, nous n’avons pas su le «vendre» à la population. Même en interne, nos candidats étaient mal informés. Ce n’est pas parce qu’un accord est paraphé par deux leaders qu’il est assimilé par tous. Avec le recul, je me dis qu’on a essayé de vendre un produit invendable», confie l’ex-ministre rouge, dans un entretien à l’express.
Il explique également que, depuis le début, il savait qu’avec la IIe République, l’alliance PTr-MMM se tirait une balle dans le pied. «Nous avons été sanctionnés, y compris par nos partisans. Ceux qui ont voté Lepep ne l’ont pas fait par adhésion mais par rejet de la IIe République. Ils ne croient pas en ces gens-là, ils savent que cette alliance est un panier de crabes. Dans la circonscription n°5, Pamplemousses–Triolet, je connais des personnes qui n’ont même pas retenu le nom de ceux pour qui ils ont voté. Ils savent juste qu’ils ont voté contre Ramgoolam, pour l’empêcher d’amender la Constitution. C’est la cause majeure de notre défaite, même s’il y en a d’autres.»
Parmi elles, poursuit l’ancien ministre des Affaires étrangères, il y a eu un grand manque de communication. «Nous aurions dû aussi mieux communiquer sur nos réalisations, prendre davantage nos adversaires au sérieux. On s’est vu trop beau, on a cru que ce serait facile.»
Lire l’intégralité de l’interview de lexpress-dimanche: Arvin Boolell: «Je suis prêt à prendre le leadership du parti»
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