Fausse promesse de mariage: la mariée raconte comment elle s’est fait rouler

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Elle ne sait plus à quel saint se vouer après avoir réalisé qu’elle a été bernée par un policier. Le pire, elle a effectué de grosses dépenses parce qu’elle lui faisait confiance. Virginie (prénom d’emprunt) veut à présent avoir recours à la justice. Elle a porté plainte au poste de police des Line Barracks le vendredi 14 février. Comme le délit a eu lieu dans la région de Vacoas, ce sont les enquêteurs de cette région qui prendront le relais dans l’affaire. Rencontrée chez elle hier, samedi 15 février, Virginie, en larmes, nous raconte son calvaire. La coiffeuse de 39 ans raconte avoir fait la connaissance du policier, qui serait affecté à la «Dog Unit» de la police, en 2017. Très vite, l’amitié s’est transformée en amour. «Kan nou finn koumans kontan linn amenn mwa devan so mama, samem kinn fer mwa fer li plis konfians. Mo’nn prézant li mo fami», confie Virginie, le coeur lourd, brisé en mille morceaux. 

La trentenaire, dont l’époux est décédé, raconte que le policier lui a expliqué qu’il est divorcé, qu’il souhaite se remarier et refaire sa vie. «Il s’est mis à parler de mariage avec moi. Il m’a offert une bague d’arrêt et de fiançailles. J’ai accepté. Il avait proposé que l’on se marie le 25 décembre 2018. Mais alors que la date approchait, il m’a dit de renvoyer la cérémonie, car il avait des problèmes financiers et que l’emprunt qu’il avait contracté auprès d’une banque n’avait pas encore été approuvé. Je l’ai cru…» 

Une nouvelle date a alors été fixée : août 2019. Mais le futur marié prétexte une nouvelle fois des ennuis d’argent pour renvoyer le mariage. En octobre, le couple va s’enregistrer au bureau de l’état civil à Vacoas afin de se marier le 13 février 2020 alors que la cérémonie religieuse et la réception sont fixées pour le 14 février, jour de la Saint-Valentin… 

Mais le policier affirme qu’il n’a pas sa carte d’identité et les procédures n’ont pu être complétées. «Il m’a dit de m’occuper des frais de décoration et qu’il allait réserver une salle à Mont-Ida. J’ai acheté les décorations. J’ai fait imprimer les cartons d’invitation, j’ai invité des personnes. J’ai acheté ma robe de mariée. Toutes mes économies y sont passées», souligne Virginie. 

«Il m’a fait croire entre-temps qu’il devait refaire sa carte d’identité, qui était abîmée. Il m’a dit qu’il connaissait quelqu’un au bureau de l’état civil qui pourrait nous enregistrer sans ladite carte.» Mais, jamais deux sans trois. Le policier trouve un autre prétexte pour renvoyer le mariage. 

Virginie décide dès lors d’en avoir le coeur net. Elle appelle le bureau de l’état civil et à son grand étonnement, son nom et le sien ne sont pas enregistrés… Elle contacte également le gérant de la salle que le policier était censé avoir réservée. «Li dir mwa pena okenn rézervasion lor sa nom-la pou le 14. Linn roul mwa, mwa mo pé fer li konfians ek atann li. Li ti bizin dir mwa fran li pa pou maryé.» 

Contacté, le policier, lui, explique qu’il n’a, à aucun moment, fait de fausses promesses à Virginie. Il a simplement renvoyé la date une nouvelle fois pour des raisons financières, chose qui ne plairait pas à la jeune femme. «J’ai fait beaucoup de sacrifices pour ses enfants et elle. Mais elle a lancé des cartes d’invitations sans me prévenir. Je suis vraiment déçu» a confié le jeune homme. 

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