Metro Express: incursion dans la préfabrication des poutres horizontales

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Le chantier de préfabrication des poutres est situé à deux pas du site de construction à Chebel. Mais pour y accéder, il faut emprunter un sentier à travers un champ de canne. Les autres parties surélevées du tracé se trouvent à Rose-Hill, St-Louis, Caudan ou encore à La Butte. C’est ici à Chebel que ces équipements pharaoniques, en béton, prennent vie. Une fois la réalisation complétée, l’acheminement de ces mastodontes se fait par les ouvriers de Larsen & Toubro (L&T), la firme indienne qui a décroché le contrat pour la mise en œuvre du Metro Express. La synchronisation doit être parfaite et l’opération qui constitue l’acheminement des poutres dure entre six et sept heures.

Le site du precast yard est d’une superficie de 24 215 m2. Sur place, les ouvriers ne chôment pas car l’échéance de septembre 2019, de l’entrée en opération du premier volet du projet doit être respectée impérativement. Véritables spécialistes en la matière, ils ont été dépêchés de la Grande péninsule et sont au nombre de 80 à travailler sur une base 24/7.

Chacun a une tâche spécifique à accomplir. Les poutres sont, elles, bien rangées, l’une après l’autre. Si leur longueur oscille entre 24 et 35 mètres, elles pèsent entre 55 et 70 tonnes. Certaines d’entre elles sont déjà prêtes à être installées. Le jour de notre visite, soit jeudi 18 avril dernier, il était prévu que l’une d’entre elles soit acheminée vers le Caudan.

Outre celles qui sont déjà prêtes, d’autres poutres sont en phase de fabrication. Nous en avons vu dans un coffrage. On explique que la fabrication d’une seule de ces structures nécessite l’utilisation d’au moins 22m3 de béton. Combien de poutres ce chantier fabrique-t-il par jour ? Interrogé, un responsable des lieux explique qu’une à deux «girders» sont préfabriquées par jour et une quarantaine par mois, selon des chiffres avancés par L&T. À ce jour, 167 poutres ont déjà été complétées alors qu’il en reste à couler 67.

«Pour préfabriquer une poutre, il faut d’abord constituer la base, à travers un moulage. On prépare un premier coffrage et on assemble les fers en forme de cage. Un deuxième coffrage est ensuite nécessaire, avant d’y couler le béton. Viennent ensuite le décoffrage et un processus d’hydratation qu’on appelle le «curing». La structure est ensuite transférée sur le site de stockage, à l’aide de grue, jusqu’à ce qu’elle soit acheminée à sa destination pour être posée», explique Nausheen Aullybux, Communication Manager de L&T. Selon elle, des équipements de pointe, dont certains viennent de l’Inde, sont utilisés dans la préfabrication des poutres. On prévoit l’installation de 234 sur le premier volet du tracé, reliant Rose-Hill à Port-Louis d’ici juillet 2019, selon les chiffres avancés par L&T.


Phoenix: une vingtaine d’arbres abattus à la rue Palmerstone

Préparer le tracé pour le début des travaux préliminaires de la deuxième phase du Metro Express, entre Quatre-Bornes et Curepipe. C’est à quoi s’attelle Larsen & Toubro en ce moment. En effet, après ceux de la route St-Jean et la promenade Gérard Bruneau, c’est au tour des arbres de la rue Palmerstone, à Phoenix, d’être sacrifiés à la tronçonneuse. Mercredi, une vingtaine d’arbres ont été abattus sur cette route. Il nous revient que d’autres abattages sont prévus entre Phoenix et Vacoas. Mais aucune date n’a été fixée pour l’heure. Selon les termes de son contrat, pour chaque arbre abattu, le constructeur indien devrait en replanter trois autres.

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