Fridays For Future: une deuxième manifestation à Port-Louis ce vendredi

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«Ce sera ainsi chaque vendredi jusqu’à ce que les politiciens entendent nos revendications.» Dans le cadre du mouvement «Fridays for Future», un groupe de jeunes se rendra à nouveau dans les rues de Port-Louis, ce vendredi 22 mars, pour une autre manifestation, après celle de vendredi dernier. 

Shaama Sandooyea fait le résumé du déroulement des activités de «Fridays for Future» dans les prochains mois. La jeune femme est l’une des initiatrices du mouvement à Maurice. Touchée par l’engagement de la Suédoise Greta Thunberg, elle a décidé de créer une page sur Facebook. «J’ai été étonnée de voir que plusieurs jeunes se sont joints à moi. C’est ainsi que nous avons tout organisé», explique l’étudiante de l’université de Maurice. 

Interrogée sur les motifs des manifestants, elle répond qu’ils se sentent concernés parce que leur avenir est menacé. «On parle de notre futur. Les effets du changement climatique se font déjà sentir. Mais ce sera pire dans les années qui viennent. Nous avons l’obligation de faire quelque chose.» 

Ne serait-ce pas hypocrite de mener un combat lorsque l’on n’est pas prêt à changer ses habitudes de consommation ou lorsque nous avons des parents propriétaires d’entreprises polluantes, par exemple ? À cette question, la jeune femme réplique que les jeunes ont le droit de penser autrement. «Nous ne sommes pas forcés de penser comme eux mais nous pouvons au contraire, petit à petit, les sensibiliser. Encore une fois, on parle de notre avenir. N’est-il pas de notre responsabilité d’agir ?» 

Pense-t-elle que le gouvernement entend leurs revendications ? «Ce n’est peut-être pas le cas actuellement parce qu’il est encore tôt, mais ça viendra. Nous nous tournons vers eux parce que ce sont les politiciens qui prennent les décisions. Ils sont à la tête du pays. Ils ont une responsabilité.» Elle cite en exemple l’utilisation du plastique. «Le gouvernement pourrait proposer une interdiction contre l’utilisation du plastique. De ce fait, les Mauriciens n’auraient eu d’autre choix que de respecter la loi», affirme Shaama Soodooyea. 

Dans les prochaines semaines, les manifestants comptent écrire des lettres officielles à plusieurs ministères, dont ceux de l’Agro-industrie et de l’Environnement. 

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