Jamel Auguste, 13 ans, le Robin des bois

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À 13 ans, Jamel Auguste n’est pas un enfant comme les autres. Ce «zanfan lari», qui a perdu ses parents, est parvenu à trouver son chemin grâce à la sculpture, à laquelle l’a initié l’Atelier technique de Rivière-Noire.

La vie n’a pas été rose pour Jamel Auguste. Il vivait auparavant dans une maisonnette en tôle dans ce village de l’Ouest. Ses parents, alcooliques, ne travaillaient pas. Il perd son père à l’âge de 6 ans. En juin de cette année, sa mère succombe à la maladie…  

En manque d’affection et d’attention, incapable d’exprimer ce qu’il ressent, Jamel fait le difficile. Se balade dans la rue alors qu’il aurait dû se trouver sur les bancs de l’école. Il a d’ailleurs souvent été rattrapé par la police de la localité alors qu’il faisait l’école buissonnière.

Le cas de Jamel interpelle l’Atelier technique de Rivière-Noire. Et à force de persévérance, les membres parviennent à le convaincre de les rejoindre. Jamel veut y apprendre la sculpture comme métier principal. Et c’est en sculptant le bois qu’il arrive à mieux s’exprimer, à donner libre cours à ses sentiments, à réaliser son rêve. Actuellement, c’est à la sculpture du Dalai Lama qu’il s’affaire.

L’Atelier technique de Rivière-Noire soutient des projets en faveur des enfants défavorisés et veut les faire connaître. Juanito Béguinot, le responsable des projets, explique que les enfants comme Jamel sont «invisibles à la société». Une dure réalité de la société mauricienne. «Jamel dan le pasé ti lé swisidé, li pa ti pé kapav siport la réalité.»

Désormais, petit à petit, il retrouve le sourire. «Nou la pou Jamel, nous donn li tou lamour ek lafeksion ki li pa nn gagnié.»

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