Négligence médicale alléguée: «Ma fille a été privée de traitements adéquats»

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Shrishti Dowlut ne verra pas son rêve de devenir médecin se réaliser. Âgée de 15 ans, cette adolescente pleine de vie a été terrassée lundi par une leucémie lymphoblastique aiguë, un cancer du sang et de la moelle osseuse, qui évolue rapidement en l’absence de traitement. Admise à la Child Cancer Unit de l’hôpital Victoria, à Candos, depuis le 17 septembre, elle n’aurait pas reçu des traitements appropriés selon les membres de sa famille. «Ma fille a été privée de traitements adéquats à l’hôpital», insiste la mère, Sujata Dowlut.

La mère de l’adolescente raconte que sa fille a fait une rechute et qu’elle a dû se faire admettre. «En fonction du rapport de son analyse de sang, son médecin m’a prévenue qu’il y a eu un débalancement au niveau de son sang. Il fallait faire de la chimiothérapie.»

D’abord réticente, l’adolescente a fini par accepter et elle a subi sa séance de chimiothérapie. «Son sang a été stabilisé, affirme la mère. Le docteur lui a dit qu’il y avait encore un traitement de chimiothérapie à faire. Ma fille était stressée. C’était le 20 septembre et je n’étais pas présente. J’ai demandé qu’on m’attende pour le lendemain. J’ai parlé à une des infirmières en salle pour prévenir le médecin de ma décision.»

Le 21 septembre, le médecin aurait refusé de lui donner le traitement même si la mère lui a donné son aval. «Ce jour-là son rapport était débalancé car son taux de globules blancs était en baisse ainsi que ses plaquettes sanguines. Mon frère Akshay Harbilass est allé rencontrer le docteur pour que sa nièce fasse sa chimio. Il lui a dit qu’il viendrait faire le traitement quand il verrait que cela sera approprié. Il a ajouté que cela ne se ferait pas ce jour-là et que c’est lui qui déciderait.»

Plainte

Sujata Dowlut a décidé de porter plainte contre le médecin au poste de police de l’hôpital, le 21 septembre. «Le docteur de garde ce soir-là avait pris connaissance de la plainte faite. Il m’a dit que si j’avais enregistré une plainte, la chimio ne se ferait pas.» Finalement, la séance de chimiothérapie s’est déroulée.

Pour Sujata Dowlut, son enfant a été laissée à ellemême pendant cinq jours sans traitement. Selon elle, sa fille n’a pas été bien traitée. «Je me demande comment on peut avoir un personnel soignant qui ne sait comment parler aux enfants ou même aux parents. Shrishti a été stressée et choquée par le docteur qui lui avait dit “Get sa aret poz kestion. Seki monn dir to bizin ékouté. Tonn swazir fer tretman, to pena swa, ress laem. Si to al lakaz et kan to retourné mo gété kisanla pou tret twa.” Après, elle a été stressée et traumatisée et sa situation a dégénéré.» Elle est décédée lundi.

Sollicitée, une source officielle au ministère de la Santé, indique qu’une enquête préliminaire sera initiée par l’hôpital. «S’il y a matière, le cas sera référé au ministère.»

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