Halim: trois «ti baz» pour «kal vant»

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C’est une des recettes les plus appréciées des Mauriciens. Surtout pour «kal vant» en fin de journée. Cette semaine, nous sommes allés à Quatre-Bornes, Rose-Hill et Poudre d’Or- Village pour vous faire découvrir trois bons ti baz halim, qui se trouvent être des tricycles.

«Ti baz-la péna nom», lance Rony Gangaram, le propriétaire. Qu’importe, les clients sont nombreux devant son tricycle, bravant la fraîcheur de 18 heures. «Tou dimounn konn nou La Louise», affirme fièrement celui qui fait ce métier avec son frère Anil depuis six ans.

Ancien photographe, Rony Gangaram voulait être son propre chef. Et c’est comme cela qu’il a fait de sa passion pour la cuisine son métier. «Nou vann enn ti manzé bon marsé, tou dimounn sorti travay dan tanto vini kal zot vant isi», explique-t-il.

Au cours de ces six ans, il a su entretenir le lien avec ses clients, d’où leur fidélité, dit-il. «Si une personne manque de sous pour acheter un halim ici, je ne la ferais pas partir.» La main posée sur le coeur, Rony Gangaram confie que c’est là le secret de sa réussite. Aussi, le fait qu’il ne bâcle jamais son travail, même quand les temps sont durs et que certains ingrédients se vendent plus cher.

Chez Bala, à Stanley, Rose-Hill, c’est aussi une histoire de passion qui dure depuis 23 ans. Avec amour, et surtout le désir de satisfaire sa clientèle, le couple Coopoosamy se réveille à 4 heures du matin tous les jours et vend du halim jusqu’à 18 heures dans son tricycle blanc. «Nous avons commencé en couple et je ne sais pas jusqu’où nous irons, mais nous continuerons en couple», affirme Vimala Coopoosamy, 51 ans.

Prochain spot : Chez Jean- Marc, à Poudre-d’Or-Village. Au bord de la plage, Jean-Marc vend du halim depuis 1997. Son neveu Jean-Philippe l’a rejoint dans ce petit business en 2012. Affairés dans leur tricycle bleu, ils qualifient ce travail, qui leur permet de nourrir leurs familles, de formidable. Ce qu’ils aiment le plus ? Le bavardage avec les clients tout au long de la journée.

Louche à la main, Jean-Philippe avance que la préparation du halim prend beaucoup de temps. «Deux à trois heures de cuisson et de préparation.» De préciser que la touche spéciale de leur halim, est le blé qu’ils ajoutent afin de lui donner une meilleure consistance. Modestes, Jean-Marc et Jean-Philippe disent toutefois ne pas savoir exactement ce qui attire autant les clients de la localité.

Et si vous, vous connaissez une bonne adresse, n’hésitez pas à la partager !

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