Nappy style, ces touffes qui décoiffent

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Certains les préfèrent bien coiffés, voire lisses pour que ça glisse «kouma dilo lor bred sonz». D’autres, en revanche, plus rebelles, osent le naturel. De quoi parlons-nous ? Des cheveux bien sûr, plus précisément de la tendance Nappy. De plus en plus de jeunes, filles et garçons indistinctement, adoptent cette tendance. Pour certains, c’est le «swag» du  moment. Tandis que pour d’autres, il s’agit surtout de revenir à  ses racines et s’accepter tel que l’on est, «Natural and happy».

Cela fait maintenant quatre ans que Fabrice Labonne et Jason Valentin, ou si vous préférez les Valderrama et Fellaini locaux, ont franchi le pas. En quittant les bancs du collège, ils ont décidé d’être «wild and free». Au niveau capillaire, du moins. D’ailleurs, les touffes de ces instructeurs et moniteurs de plongée sont un «hit» auprès des touristes. «Bann touris kontan sa plis ki bann Morisien.» Est-ce pour suivre la tendance ou pour prouver qu’ils sont différents des autres ? Notre Marouane Fellaini local affirme que non. Ses cheveux font partie intégrante de son identité.

«C’est personnel. Je ne le fais pas par rapport à un groupe, je l’aime ainsi», explique Jason Valentin. N’empêche, ce n’est pas toujours facile à porter. Les préjugés sont tenaces. «J’ai souvent des commentaires. On dit ‘pa koné mem ki li été sanala’», confie Fabrice Labonne. Et d’ajouter  qu’«on accepte moins les garçons avec des longs cheveux».  Mais pas de quoi s’ébouriffer, lance-t-il.

N’empêche, une telle chevelure demande de l’entretien. Un budget qui varie entre Rs 1 500 et Rs 1 600 par mois, un soupçon de courage et une bouffée de patience, au dire de Fabrice Labonne et Jason Valentin.

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