Fausse coupure de Rs 2 000: plus vraie que vraie

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Le pot aux roses a été découvert à la banque. Dooshiant Ramluckhun, gérant du supermarché Super Unic à Sodnac, a été arnaqué le mois dernier. Une des caissières de son commerce s’est retrouvée avec une fausse coupure de Rs 2 000. Désormais, le faux billet porte l’inscription «Fake» en feutre noir. Dooshiant Ramluckhun l’utilise pour sensibiliser ses employés.

Mis à part cette inscription, il est difficile, voire presque impossible, de faire la différence entre ce faux billet et un vrai à l’œil nu. Il contient tous les éléments qui servent à reconnaître une vraie coupure : l’hologramme, le fil de sécurité et pire, le filigrane, qui n’apparaît que lorsque le billet est passé à travers un détecteur ultraviolet. «Avec le nombre de clients qu’on a tous les jours, c’est difficile pour les caissières de savoir qu’il s’agit en fait d’un faux billet de Rs 2 000 parce qu’il passe le test du détecteur», indique le commerçant. «Même en le touchant, on arrive à peine à faire la différence. C’est grave. Il y a bien évidemment des astuces qui permettent de savoir mais il faut vraiment observer chaque billet. Dans un contexte de tous les jours, ce n’est pas faisable.»

Dooshiant Ramluckhun, propriétaire de Super Unic, souligne que le faux billet qui lui a été remis passe le test du détecteur.

Dooshiant Ramluckhun n’a pu mettre la main sur l’escroc. Il est encore plus difficile de savoir si l’acheteur en question était un escroc ou lui-même une victime. Mais la période coïncide avec celle de l’arrestation d’Adrien Anson Vencatasamy, 20 ans. Ce jeune, arrêté le mois dernier, aurait injecté de faux billets de Rs 2 000 et Rs 1 000 équivalent à une somme totale de près de Rs 100 000 dans le circuit.

Selon Raj Appadu, président de l’Association des commerçants, le cas de Dooshiant Ramluckhun est la preuve que les grands commerces comme les petits sont concernés. Le conseiller municipal lance d’ailleurs un appel à la vigilance. «Il doit y avoir encore de fausses coupures en circulation et les autorités ne savent pas combien de réseaux existent à Maurice

Parmi les techniques les plus efficaces pour distinguer un faux billet, celle du TRI, «Toucher Regarder Incliner». La texture d’un vrai billet est plus dure et il fait un bruit craquant lorsqu’il est froissé. En examinant de près un faux billet, on pourra détecter des erreurs vu que les chiffres, lettres et motifs sont distinctifs. Par exemple, sur le faux billet remis à Dooshiant Ramluckhun, la forme du dodo était inversée. Incliner le billet avec un mouvement de haut en bas permet d’avoir une image changeante des différents hologrammes sur un vrai billet, contrairement à un faux.

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