Maha Shivaratree: le bénévolat plus cher que gratuit !

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On les croise tout au long du trajet menant vers Grand-Bassin. Ces bénévoles n’hésitent pas à donner de leur temps pour aider les pèlerins qui marchent vers le lac sacré. Toutefois, la générosité a aussi un coût. Près de Rs 50 000 dans certains cas, voire plus. Mais en retour, ils disent tous recevoir la grâce divine…

La route menant vers le Ganga Talao est bondée en ce samedi. Il faut s’armer de patience car de Vacoas à Grand-Bassin, l’on doit facilement compter quelque quatre heures de route en voiture. Toutefois, on ne peut passer à côté de tous ces bénévoles, qui, le sourire aux lèvres, sont toujours prêts à vous aider.

Raisins frais, prunes, baja, ti puri, jus frais, eau, les bénévoles ne lésinent pas sur les moyens pour apporter un peu de soulagement à ceux qui convergent vers le lac sacré. Justement, Tina Janali se souvient encore du premier jour où elle avait apporté sa contribution à cette fête.

«La première année, on se trouvait sur la route de La Marie. Et on donnait des biscuits et du jus. Puis, on est venu directement sur Grand-Bassin.» Sa famille offre du briyani de légumes. Et cela, depuis six ans déjà. «Nous ne comptons pas les dépenses.»

Un peu plus loin, Satyadeo Damree dit, pour sa part, qu’il faut quand même compter sur un budget allant de Rs 30 000 à Rs 50 000. Ses proches, ses amis et lui offrent du pulao. Il nous apprend également que ce n’est pas sur un seul jour qu’il offre de la nourriture. «Pour cette année, nous sommes présents depuis jeudi soir. Et nous resterons sur place jusqu’à ce lundi. Nous n’avons pas trop le temps de faire les navettes jusqu’à chez nous.» Mais il ne regarde pas à la dépense. «On reçoit tellement de grâce en retour.»

Il n’est pas le seul à le dire. Devanand Imrith le pense également. Cela fait plus de 25 ans qu’il aide lors de cette fête, en offrant de la nourriture. «Nous diversifions nos produits. Nous avons offert des gâteaux, des tékwa et aussi des ti puri avec une sauce faite avec du lait.»

Il ajoute que ces aliments ont tous un prix. «Nous levons des fonds depuis un an, afin de ne pas trouver les dépenses trop lourdes.» Il estime qu’il faudra au minimum Rs 50 000 pour ce travail de bénévolat. «Mais les Dieux nous le rendent.» Alors, pourquoi s’en priver…

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