Ramgoolam: «Il y a eu un rejet de ma personne»

Avec le soutien de

Le leader du PTr a fait son mea culpa hier soir, vendredi 19 décembre après la réunion de son bureau politique (BP). C’est lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au quartier général du parti au square Guy Rozemont qu’il a déclaré que la défaite de l’alliance PTr-MMM était en partie liée à un rejet de sa personne et de certains éléments de sa vie privée. S’il a soumis sa démission comme leader du PTr, il a expliqué que son BP l’a rejetée à l’unanimité. Navin Ramgoolam a également annoncé un intensif renouvellement de son parti en février.

«Il y a aussi eu un rejet de ma personne, il faut l’accepter, a expliqué Navin Ramgoolam aux journalistes, hier, il y a eu des attaques de leur part (NdlR: ses adversaires politiques) sur ma vie privée. D’après moi, ça a marché, malgré beaucoup de faussetés.» Après ce constat, l’ex-PM a expliqué qu’il fallait que le parti fasse une introspection pour tirer les leçons. Il a ajouté qu’après que son BP a rejeté sa démission, il passerait le plus clair de son temps à réorganiser son parti.

Le leader du PTr a reconnu également que ses alliés du MMM et lui ont prêté le flanc en parlant de 60-0 dès la conclusion de l’alliance. «Les gens l’ont pris comme de  l’arrogance, a commenté Navin Ramgoolam, c’est vrai que nous avons été overconfident. Nous pensions que c’étaient des élections que nous ne pouvions pas perdre.». Un overconfidence qui lui aurait fait bouger certains élus de circonscription sans préavis et ranger d’autres au placard sans grande crainte.

Toutefois, l’une des causes principales de la défaite selon Navin Ramgoolam est la IIe République. Interrogé sur ses intentions de revenir avec ce projet à l’avenir, il a rendu une réponse prompte qui ne laissait aucun doute sur ses sentiments : «Non, non ! Sa inn deor sa !» D’après lui, si l’alliance PTr-MMM n’a pas assez communiqué sur la question, c’est aussi «un rejet, encore une fois, de Paul Bérenger comme Premier ministre».

Il a par contre exprimé ses inquiétudes par rapport à un autre projet phare du PTr-MMM : la réforme électorale. La proposition de l’alliance Lepep d’introduire une dose de proportionnelle tout en conservant le Best Loser System l’inquiète. «Le problème, c’est que le Best Loser dépend du recensement.» Or, le jugement des Nations unies implique que si on souhaite conserver le BLS, on ne peut plus se baser sur le dernier recensement ethnique de 1972.

L’ex-PM a aussi déploré l’absence de Christian Rivalland, un de ses plus précieux conseillers, décédé en 2011. «Notre campagne a été assez désorganisée. Il nous a  manqué la présence de Christian Rivalland, qui était un maître de l’organisation.» La communication de l’alliance rouge-mauve a été qualifiée de «très, très mauvaise».

L’heure est désormais au changement. Un comité a été institué pour revoir la structure du PTr. L’exécutif sera réduit pour être plus efficace et se débarrasser de membres qui ne contribuent pas à la cause. De même pour les Constituency Labour Party, dont certains n’auraient pas fonctionné pour les élections. Il a également mentionné la création d’un mécanisme «bien clair» pour choisir le leader.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires