Métro léger: Bérenger et Xavier Duval s'affrontent

Avec le soutien de

400 millions de dollars. C’est le montant d’un prêt que Maurice a sollicité auprès de l’Exim Bank de l’Inde pour faire aboutir le projet métro léger, a révélé Paul Bérenger lors d’un congrès au n° 9, Flacq-Bon-Accueil, hier, mercredi 29 octobre. A Roche-Bois, Xavier Duval, lui donnait la réplique : «C’est un fardeau qui retombera sur le dos du peuple», a-t-il souligné.

Paul Bérenger a cependant soutenu que ce dossier est «compliqué». D'où la décision d'attendre l'arrivée de la ministre indienne des Affaires étrangères Sushma Swaraj ce  week-end au pays pour des compléments d'informations.

Navin Ramgoolam a, de son côté, évoqué l’affaire Medpoint une fois de plus. Il  a promis de faire des révélations sur Sir Aneerood Jugnauth (SAJ)  le leader de l'Alliance Lepep. Et a expliqué dans quelle circonstance SAJ  l'aurait «menacé » lorsqu'il était président de la République pour qu'il mette fin à l'enquête sur cette affaire.

Navin Ramgoolam a soutenu qu’il ne compte pas faire de promesses électorales qu’il ne pourra pas tenir, contrairement à sir Anerood. Parlant de la hausse de pension de vieillesse promise par l’alliance Lepep, il a souligné que 80 % des dépenses représentent les salaires des fonctionnaires des secteurs de l’éducation et de la santé.

Le leader du Parti travailliste a expliqué qu’à cause de cette hausse, «ce sont des budgets qu’il faudra couper, alors qu’en fait il faut les augmenter».

Navin Ramgoolam a dit qu’il faut créer entre 60 000 et 70 000 emplois pour les jeunes qui quittent l’université pendant les cinq prochaines années. Ce dernier point a été repris par Paul Bérenger qui a déclaré qu’il faut augmenter la pension de vieillesse mais qu’il est plus important d’investir par milliards pour faire disparaître la misère. D’où l’idée de créer tous ces emplois.

Le Premier ministre a aussi critiqué Vishnu Lutchmeenaraidoo, candidat de l’alliance Lepep et ministre des Finances pressenti, en expliquant que ce dernier ne donne aucune mesure précise et préfère plutôt dire qu’il est «enn mazicien».

Le chef du gouvernement a ajouté qu’il a retenu son poste de leader de l’opposition entre 1991 et 1995 grâce à Paul Bérenger, qui a témoigné en sa faveur alors que sir Anerood avait logé une affaire en cour contre lui. Il a dit qu’aux prochains congrès, il ferait des révélations contre l’ex-président de la République. Navin Ramgoolam a aussi critiqué Raj Dayal, en soulignant que sir Anerood avait dit que celui-ci devait démissionner comme commissaire de police à l’époque.

Anil Bachoo, candidat rouge désigné au n° 9, a, lui, traité Raj Dayal de «bombe communale ambulante», soulignant que le candidat de l’alliance Lepep critique à tort les marchés qu’il a construits dans la circonscription.

A Roche-Bois, Xavier Duval était, lui, principalement virulent à l’égard de Navin Ramgoolam. Il a aussi critiqué le gouvernement pour la non tenue du festival créole cette année, qui a eu lieu consécutivement pendant neuf ans. Il a vivement dénoncé l'indifférence des autorités qui, dit-il, n'ont pas jugé important d'accorder leur soutien financier au pays d'Afrique touchés par l'Ebola.

«Il a été Premier ministre pendant neuf ans mais il n’est jamais venu à Roche-Bois !» a commenté Xavier Duval. Selon lui, Navin Ramgoolam et Paul Bérenger n’ont aucune considération pour la misère et les gens de Roche-Bois». Comme exemple, il a cité la fermeture de la crèche de cité La Cure après son départ du ministère de l’Intégration sociale. Et d’ajouter «je suis le père du festival créole et Navin Ramgoolam l’a aboli !».

Il a dit que ce dernier n’est jamais parti en mission en Afrique ni dans les pays arabes durant ses mandats. «Travayer pa pou pardonn li», a-t-il déclaré en faisant référence à la dissolution du Parlement après quoi la compensation salariale n’a pas été votée, mais aussi à l’absence du PM sortant lors des réunions tripartites.

Paul Bérenger en a aussi pris pour son grade. «Li fi nn vomi lor bann dimounn aster li pe raval so vomi ! », Xavier-Luc Duval a rappelé les critiques dans le passé du leader mauve contre le pandit Suryadeo Sungkur et Navin Ramgoolam. 

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