Congrès du MSM à Rivière-du-Rempart: Mêmes discours et mêmes vulgarités

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Ce grand homme que fut Mahatma Gandhi n’est même pas respecté.

Ce grand homme que fut Mahatma Gandhi n’est même pas respecté.

Le MSM est en mode congrès depuis vendredi. Après le coup d’envoi à Triolet, Pravind Jugnauth et son équipe ont convié leurs partisans à Rivière-du-Rempart, hier, dans le fief de feu sir Anerood, où le Premier ministre s’est lancé dans un piteux discours ponctué de blagues au-dessous de la ceinture.

Les meetings du Mouvement socialiste militant (MSM) se suivent et se ressemblent. Hier, c’était à Rivière-du-Rempart. Pravind Jugnauth a encore une fois repris les mêmes thèmes, cibles, arguments et blagues. Les sympathisants du MSM sont désormais des «soldats» que le Premier ministre trouve de plus en plus nombreux lors des congrès du MSM. Alors que, dit-il, l’opposition, elle, peine à trouver une date commune pour organiser une marche de protestation. Pravind Jugnauth a cependant remplacé «panchang» (horoscope hindou) par «poussari» (prêtre tamoul).

Le PM est aussi revenu – pour la troisième fois en trois jours – sur les 100 000 chômeurs de 1982, laissés, dit-il, par le gouvernement sortant de l’époque du Parti travailliste-Patri mauricien social-democrate (PTr-PMSD), sans toutefois préciser que le nouveau gouvernement de 1982 était en fait le Mouvement militant mauricien (MMM) et le Parti socialiste mauricien (PSM) ; sur les «milliards accordés par le PTr et le PMSD aux gros paletots sous le Stimulus Package». En guise de comparaison, il a parlé des éloges faits récemment à notre économie par la Banque mondiale, le FMI et Moody’s. Il est vrai que les rapports de ces derniers peuvent être interprétés de la façon que l’on veut...

Le Premier ministre a profité de l’occasion pour lancer un appel à la population de se faire injecter la deuxième booster dose tout en condamnant Navin Ramgoolam – pour la troisième fois – qui lui aurait confié en privé ne pas s’être fait vacciner. Le Premier ministre ira même jusqu’à faire l’amalgame avec la campagne d’une organisation non gouvernementale contre la vaccination.

Il a aussi comparé les développements, infrastructurels, bien sûr, sous son gouvernement avec ceux du gouvernement PTr-PMSD dont les projets de Ring Road «où l’on tourne en rond», de Bagatelle Dam qui fuit de partout et pour lequel son gouvernement a dépensé des milliards pour boucher tous les trous.

«Son gouvernement a dépensé des milliards pour boucher tous les trous.»

«Kistnen papers»

Pravind Jugnauth a reparlé de sa victoire juridique, vendredi, concernant la pétition électorale. Il n’a pas égratigné mais a carrément attaqué la presse, en citant même le nom de Patrick Michel, rédacteur en chef du Mauricien, l’éditorialiste de la rubrique «Politologue» (pour Politico, sans doute, dans l’express) et autres «laryaz» d’avoir tous les jours écrit sur les Kistnen Papers. Alors que ces carnets de dépenses électorales au n°8 n’ont jamais été produits dans cette pétition électorale de Suren Dayal !

Pravind Jugnauth n’a pas manqué de revenir sur les propos de Joanna Bérenger en faisant la remarque «les bann saki krwar dan lapriyer kouma mwa fer lapriyer».

Les «bons» mots de Pravind Jugnauth

Les allusions salaces ont continué hier. Sherry Singh «al met boul dan trou» chaque vendredi ; il est le maharadja qui est devenu «mahagounga» (le grand muet) lors de ses interrogatoires par la police ; il a besoin d’une maquilleuse mais il sera non seulement démaquillé mais déshabillé. Si samedi, Pravind Jugnauth a dansé, hier, il a chanté «Sherry je t’aime, Sherry je t’adore» en parlant de la rencontre entre l’ex-CEO de Mauritius Telecom, Xavier Duval ainsi que Navin Ramgoolam. Toujours sur le thème de ses petites blagues plutôt salées, il accuse ce dernier d’avoir blanchi les Roches-Noires. À propos des confinements, «pa ti pé fouti sirkilé». Sinon, beaucoup de répétitions même s’il dit à chaque fois «mo pa pou répété».

Ganoo réécrit l’histoire du pays… et la sienne

Le ministre du Muvman Patriot Morisien (MPM) Alan Ganoo a, samedi, voulu faire des révélations sur ce qui se serait vraiment passé en 1983 et 1991. C’est Paul Bérenger, a-t-il dit, qui est responsable de ces deux cassures du gouvernement. Toutefois, il a omis de préciser qu’il a suivi Paul Bérenger en ces deux occasions. Ce n’est qu’en 2015, soit plus de 23 ans après cet «acte de trahison» de Bérenger, qu’il abandonnera le MMM. Après ce gros retard pour comprendre la «vérité», il ne prendra qu’un seul jour en 2019 pour prendre la décision de se joindre au MSM et laisser tomber le Parti travailliste. Alan Ganoo fêtait hier, en grande pompe, à Chemin-Grenier, ses 40 ans de carrière politique, dont 33 avec le MMM. Alors que samedi, il participait aux 40 ans du MSM et critiquait allègrement Paul Bérenger…

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