Sans huit défections dans ses rangs PKJ au pouvoir jusqu’en mai 2025

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Deux actions d’envergure dans la journée du jeudi 28 juillet auraient en principe donné des sueurs froides au Premier ministre, Pravind Kumar Jugnauth (PKJ), en ce temps hivernal à Maurice.

Ces deux initiatives ont été prises par Bruneau Laurette, «travailleur social», et Dominique Seedeeal, «activiste» de profession. Laurette s’est rendu aux Casernes centrales pour dénoncer PKJ dans l’affaire de sniffing. Quant à Seedeeal, il a donné un ultimatum à PKJ pour qu’il démissionne dans les 24 heures. Même Kim Jong-un qui dispose d’armes nucléaires n’a jamais lancé un tel ultimatum de 24 heures à ses ennemis.

Il faudrait quand même reconnaître à leur juste valeur ces deux offensives anti-PKJ majeures. Les médias ont assuré une couverture appropriée à ces deux personnalités hyperactives dans l’œuvre de créer une société nouvelle à Maurice.

Ces deux actes de guerre nous invitent à faire un constat sur les chances de survie de PKJ avant les élections générales qui devraient être tenues en principe au plus tard dans la première semaine de novembre 2024. Toutefois, le MSM pourrait exploiter certaines provisions de la Constitution pour étendre son mandat jusqu’en mai 2025.

En cette fin de juillet 2022, les conditions sontelles déjà réunies pour que PKJ soit désarçonné avant l’échéance électorale ? Risque-t-il de perdre la majorité au Parlement ? Actuellement, PKJ dispose de 42 votes contre 26 éléments de l’opposition. On ne compte pas les deux députés rodriguais qui traditionnellement soutiennent le gouvernement du jour. Les Rodriguais évitent de se mêler des guéguerres mauricianomauriciennes.

Si jamais l’opposition présente une motion de blâme contre PKJ, celui-ci court le risque de perdre le pouvoir au cas où au moins huit parlementaires de son camp soutiennent l’opposition. Ce scénario serait-il plausible ? En entretenant l’espoir de voir des défections dans les rangs de PKJ, on fait volontiers allusion à un homme qui a une épée de Damoclès suspendue sur la tête avec risque d’emprisonnement en raison d’un délit allégué de corruption. On mise aussi sur un homme qui a bénéficié d’un immense terrain pieds dans l’eau de ce gouvernement. Aiderait-il à renverser ce même gouvernement? Que gagnerait-il en contrepartie? L’Île Plate promise par l’opposition?

Si on fait abstraction des figures folkloriques comme Laurette et Seedeeal et si on se focalise sur l’action des grands partis de l’opposition, on réalise bien vite qu’on perd son temps avec des initiatives stériles et des arguments qui ne tiennent pas la route. Pourrait-on citer le cas d’un pays civilisé où un gouvernement entreprend une opération d’espionnage ou de contre-espionnage en respectant les règles de la bureaucratie, en consultant plusieurs institutions et en impliquant un grand nombre de fonctionnaires ?

La coopération entre services secrets de pays alliés est une pratique bien établie. Pas nécessairement entre alliés mais aussi face à un ennemi commun. C’est ainsi qu’Israël qui dispose du service de renseignements le plus performant du monde avise souvent les dirigeants des pays musulmans, allant de l’Arabie saoudite à l’Indonésie, de l’imminence d’un attentant et les aide même à éliminer des terroristes. Cela se fait dans la discrétion la plus totale. Récemment, la Turquie a déjoué des attentats contre des touristes israéliens à Istanbul et a coopéré avec l’Etat hébreux.

Mais qui est ce génie qui a cru que le James Bond indien affichant non pas une Aston Martin mais une moustache – et le yen de cracher par terre pour faire plus desi* – viendrait rencontrer la presse à Maurice ? Ce serait une occasion en or pour certains médias d’y venir avec des crachoirs frappés de leur logo comme dans le cas de leurs micros.

Si renverser PKJ avant l’échéance électorale reste l’objectif principal de toutes les forces de l’opposition, il faudrait que les ministres, députés et les fat cats des corps paraétatiques et des compagnies d’État subissent de telles pressions populaires qu’ils finissent par fuir la barque du Sun Trust. Ce qu’a connu Kalpana Koonjoo-Shah (KKS) vendredi dernier lors d’un concert ne serait qu’une promenade de santé. Remember Suresh Moorba ?

Faute de pouvoir chasser PKJ du pouvoir avant l’échéance électorale, l’opposition devrait se mettre à écrire son programme gouvernemental et trouver des moyens de battre le Sun Trust dans le domaine des promesses électorales. La famille Jugnauth reste imbattable et fort crédible dans le déploiement de cette arme électorale foudroyante.

Et surtout que toute l’opposition s’unisse autour d’un futur Premier ministre et lui voue une loyauté indéfectible à 100 %, sans le moindre acte de marchandage par le biais des médias. Who is the man? Bruneau Laurette ou Dominique Seedeeal ? Nando Bodha ou Roshi Bhadain ? Paul Bérenger ou Xavier Duval ? Arvin Boolell ou Navin Ramgoolam ?

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