Navin Ramgoolam évoque le carburant et les élections...

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Deux sujets principaux ont été abordés par Navin Ramgoolam hier, lors d’une conférence de presse. Il s’agit du prix du carburant mais aussi des propositions qui seront soumises au Commissaire électoral au vue des prochaines élections...

Navin Ramgoolam, le leader du Parti travailliste (PTr), était face à la presse, hier, au Caudan Arts Centre. Il a abordé la hausse du prix du carburant en long et en large. Cela en rappelant ce qu’il avait fait, lui, lorsqu’il était au pouvoir pour éviter justement une telle crise dans le pays. «Il y avait l’invasion de l’Irak, le prix de l’essence avait augmenté, il n’y avait pas non plus de transporteur pour desservir Maurice et pour ne pas faire face à une pénurie, bien que la guerre prît fin rapidement, j’avais pris la décision d’agir. Car gouverner c’est prévoir...» C’est alors qu’il avait lancé un tender pour que Maurice ait son propre bateau et ne soit plus dépendant des autres. Enter Betamax. De faire ressortir qu’il y avait de longues discussions à l’époque sur le prix du navire – qui a par la suite fait polémique par le clan MSM –, dont un comité ministériel présidé par Xavier Duval à l’époque. «Zot pa ti pou fer bato pou fer zoli, si pa ti ena enn contrat...»

Le leader des rouges a aussi relaté la négociation de l’époque avec le Premier ministre indien pour avoir l’essence à un meilleur prix de Mangalore. Puis, il y a eu la mise en place du Price Stabilisation Fund avec l’aide de Megh Pillay, directeur d’alors de la State Trading Corporation (STC). «Quand le prix grimpe, tout augmente. Mais quand il baisse, rien ne baisse. C’était justement pour éviter ce genre de situation qu’il faillait stabiliser le prix sur le marché.» Un benchmark international nommé le Platz avait aussi été sollicité à hauteur de Rs 3 millions par le gouvernement travailliste pour cela. «Ainsi à janvier 2011 et cela sur 23 mois, le prix du carburant n’avait pas changé. Et le plus cher qu’il a coûté a été de Rs 52.» Navin Ramgoolam indique dans la foulée qu’il avait imposé un mark up de pas plus de 10 % sur l’augmentation. «Si pa ti ena sa zordi, zot ti pou ogmente encore plis ek pou obligé remonté divan la...»

Un demi-milliard récolté en taxe pour vaccins

L’ancien Premier ministre est également revenu sur toutes les taxes imposées sur l’essence. En soulignant que la Rs 0,65 de taxe par litre consiste à faire des storage facilities à Mer Rouge et qu’aujourd’hui ils ont déjà été faits. Pourquoi continuer à prendre cet argent, qui rapporte Rs 175 millions à l’Etat ? Un demi-milliard de roupies a été récolté sur les Rs 2 de taxes pour vaccin, Rs 250 millions pour la Re 1 par litre sur le Solidarity Fund. Puis il y a le Rs 3 du Build Mauritius Fund et la Road Development Authority. «Kass ki pe ale lor drain, nou truv rezilta...»

Pour lui, baisser le prix de l’essence aiderait à redynamiser l’économie et lutter contre la cherté de la vie dans le pays. «In kass contra avec Mangalore, mo pa kwar pou regagn li...Mais si j’étais là, je l’aurais fait à nouveau.» D’ajouter que la STC n’a plus d’argent dans sa caisse.

Navin Ramgoolam est aussi revenu sur des propositions qui seront faites au commissaire électoral prochainement, dans des lettres qui seront envoyées sous peu à ce dernier et la campagne de sensibilisation du parti envers la population en ce qui concerne leur droit de vote. Pour lui, le recensement est important car jamais auparavant il y a eu autant de personnes qui n’ont pas été sur la liste électorale comme en 2019. Pour lui, ce gouvernement a «kokin sur plisir phases ek finn tir dimune loposition lor lalis...» 6 813 personnes plus exactement dont les noms n’y figuraient pas mais Navin Ramgoolam parle d’un chiffre beaucoup plus conséquent car ce nombre fait état de ceux qui se sont plaints officiellement. «Ena ki finn amerdé apré finn al lakaz.» Donc qui n’ont pas notifié le problème.

Il demande à tous aujourd’hui de vérifier que leur nom est sur le registre électoral. Il a aussi dit non au droit de vote aux étrangers. Peut-être pour ceux qui ont un permis de résident mais pas ceux qui sont dans le pays sur contrat, notamment les Bangladeshis. «Pa étranzer ki pou desid gouvernman.» Il prône l’exemple de l’Inde, de l’Afrique du Sud ou encore des Seychelles qui interdisent le droit de vote aux étrangers. Il demande aussi que la commission électorale notifie une personne avant de la retirer sur la liste électorale et que le vote pour les élections soit obligatoire pour tous afin qu’il n’y ait pas d’autres personnes qui votent à la place d’une autre. «Finn ena mem dimune ki finn sort dan tomb pou voté.» Dans le cas où le vote sera obligatoire, il indique que ceux qui ne veulent toujours pas voter pour un parti ou un autre, pourront toujours voter blanc.

Le leader des rouges a aussi dit non au vote électronique car il se pourrait toujours qu’il y ait des «magouilles» de la part de ce gouvernement – il a fait référence à un logiciel utilisé actuellement pour avoir des données personnelles sur les Mauriciens par le pouvoir – mais oui à l’enregistrement des votants en ligne. Aussi un non au vote des Mauriciens à l’étranger car il se pourrait qu’il y ait des magouilles dans leurs responsables car les ambassadeurs sont tous des personnes proches du pouvoir actuel.

Puis, il a soutenu qu’il n’y a plus à garder les bulletins de vote au lendemain pour le counting. «Lontan ti pe fer sa akoz pa ti ena la lumier dan bann vilaz, zordi kapav fer li mem zour.» D’expliquer que cela permettra aussi de veiller à ce que les boîtes ne soient pas remplacées, manipulées... «Finn ena dé bwat enplis dan enn circonscription...»

Pour terminer, il a indiqué que le MSM a mis ses dimounn sur le board de l’Electoral Supervisory Commission et que cela démontre qu’il a déjà pris le contrôle de cette institution.

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