Biélorusse séquestrée: les dessous d’un réseau de prostitution

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La presse internationale en parle. Une Biélorusse accuse un couple de Rivière-Noire de l’avoir forcée à se prostituer. Après que l’affaire a soulevé un tollé, la police criminelle de l’Ouest a appris que la victime et les suspects ont pris la fuite en catimini, le 9 janvier. Un des suspects sera, cependant, bientôt inquiété par Interpol après que la police criminelle de l’Ouest l’a alertée concernant l’enquête. Son nom figurerait sur la liste rouge de l’organisation internationale, dans une affaire de drogue.

L’affaire a éclaté le 7 janvier, lorsqu’une touriste biélorusse débarque au poste de police de Trou-aux-Biches. Elle soutient qu’elle a été séquestrée par un couple et forcée à se prostituer contre son gré, dans un appartement à Rivière-Noire. Les policiers de Trou-aux-Biches référent le cas à la Criminal Investigation Division de Rivière-Noire, le même jour. Dans sa plainte, elle accuse un couple, qu’elle a connu sur Telegram, et qui l’aurait invitée à venir passer les fêtes à Maurice. Son hôtesse lui aurait affirmé qu’elle pourrait avoir un logement à environ Rs 2 185 la semaine, soit environ 45 euros. La jeune femme se laisse tenter par cette offre et débarque dans l’île à bord d’un vol de la Turkish Airlines le 29 décembre pour plus d’un mois. Le couple, Elzat et Eddi, la rejoint à l’aéroport avant de récupérer quatre autres jeunes femmes, des Russes et des Ukrainiennes. Ils se dirigent ensuite vers un appartement à Rivière-Noire.

Le 3 janvier, Elzat et Eddi lui apprennent qu’elle doit travailler comme escort girl pour eux. La jeune femme refuse en avançant qu’elle va contacter la police, mais Eddi se met dans une colère noire et pousse la jeune femme sur un canapé en lui avançant qu’il soudoie la police et que personne ne l’aiderait si elle décidait de s’enfuir. Elzat devait confisquer son passeport.

Deux jours plus tard, vers 18 heures, Eddie lui affirme que si elle souhaite rentrer chez elle, elle devra avoir des relations sexuelles avec son ami, affirme la Biélorusse. Elle refuse, mais le proxénète menace de la faire disparaître. Vers 20 heures, Eddi l’embarque dans sa Mercedes pour la déposer dans un appartement de la localité. Sur place, un client l’attend. Ce dernier, qui aurait des dents en platine, a déjà fait le paiement à Eddi pour coucher avec la jeune femme. Après qu’on a abusé d’elle, la jeune femme est récupérée par Eddi, qui la ramène à son appartement. Selon l’étrangère, il y avait une fête et Eddi et sa femme étaient dans un état second. Elle aurait attendu que les deux s’endorment pour retrouver son passeport et prendre la fuite. Elle a sollicité l’aide d’un taxi et a réservé un hôtel dans le Nord pour s’y réfugier. Elle a ensuite rapporté le cas à la police, le lendemain.

La police l’a conduite à Rivière-Noire, où elle a été sommée de montrer l’appartement où elle a été abusée. Personne ne s’y trouvait. La police a pu retracer le couple franco-mauricien, qui a été appelé pour être interrogé. Eddi et Elzat ont retenu les services d’un homme de loi. Mais le jour de l’interrogatoire, l’avocat s’est présenté seul au poste de police.

Selon une source proche de l’enquête, on soupçonne que la jeune femme a porté plainte après que le couple lui a fait faux bond. En rapportant l’affaire à la police, elle aurait fait pression et le couple lui aurait remis son argent et elle serait partie.

Cependant, cette affaire est prise très au sérieux et l’inspecteur Dowloll et ses hommes de la CID de Rivière-Noire, sous la supervision du surintendant Sam Bansoodeb ont sollicité l’aide d’une organisation œuvrant pour les victimes de prostitution basée en Amérique.

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