Bateau clandestin vers Agalega: l’équipage est pakistanais ou iranien, selon la police

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Le bateau, ramené au port hier, avait neuf membres d’équipage.

Le bateau, ramené au port hier, avait neuf membres d’équipage.

Un bateau clandestin a été rattrapé à 150 milles nautiques d’Agalega. Il y avait à son bord neuf membres d’équipage, qui n’avaient pas de papiers d’identité sur eux. Or, leur navire a des équipements de navigation dernier-ci. Le rapprochement de cette embarcation près de l’île où résident actuellement des Indiens inquiète les Casernes centrales. Des études du système de navigation du bateau sont en cours pour déterminer son itinéraire. Si les membres d’équipage n’ont pas été placés en détention pour l’heure, la police ne compte pas tarder à le faire. En ce moment, ils sont hébergés à l’Apostolat de la Mer.

Il était 14 heures, hier, lorsque le MCSG Barrucuda est arrivé au Quay D, tirant dans son sillage une embarcation clandestine. Les neuf passagers qui se trouvaient à bord ont été soumis à des tests PCR, comme le veut le protocole sanitaire mis en place et les résultats devaient tomber dans la soirée d’hier.

Les policiers de la National Coast Guard (NCG) et les hommes du Central Criminal Investigation Department (CCID) et de la Criminal Investigation Division (CID) du port attendaient l’aval du ministère de la Santé pour monter à bord et inspecter le bateau. Pour l’heure, des équipements de navigation dernière cri, des filets de pêche et quelques poissons y ont été trouvés.

Le bateau ne battait aucun pavillon et ne portait aucun nom. Même si les neuf membres d’équipage n’avaient pas de papiers d’identité sur eux, au niveau des Casernes centrales, on soupçonne qu’il s’agit de Pakistanais ou d’Iraniens. Le bateau a été intercepté depuis le 10 janvier par le Barracuda, qui effectuait une sortie en mission secrète dans les eaux territoriales. Le commandant indien, Vipin Gupta, avait alors informé les Casernes centrales qu’il y avait noté la présence d’une embarcation clandestine et donc suspecte.

Finalement, après trois jours, le bateau a été rattrapé à 150 milles nautiques d’Agaléga. Il a tenté de semer le Barracuda mais n’y est pas parvenu. Les membres de l’équipage ont été obligés de laisser les Marine commandos prendre place à bord. Le SP Veerasamy a déclaré qu’à aucun moment, des coups de feu n’ont été tirés et que c’est grâce au service d’intelligence qu’ils ont pu intercepter le bateau. «Comme les personnes à bord n’avaient aucune pièce d’identité et n’arrivaient pas à expliquer leur présence dans nos eaux, notre équipe a pris possession de cette embarcation et l’a remorquée jusqu’à Port-Louis», a-t-il expliqué à la presse, vendredi.

Aux Casernes centrales, on veut absolument tirer au clair cette affaire. «Il y a plusieurs choses suspectes concernant ce bateau, comme l’absence de documents officiels et de papiers d’identité des membres d’équipage. Sans compter qu’il y a d’autres informations que je ne peux divulguer à ce stade. Il faut laisser l’enquête suivre son cours pour déterminer quel genre d’activité illégale ces personnes menaient», a déclaré le commandant Vipin Gupta. Les enquêteurs attendent les résultats des tests PCR pour interroger les clandestins. Ces derniers, qui s’expriment en hindi ou en ourdou, devront aussi dire pourquoi ils étaient aussi près de l’île d’Agalega.

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