Péreybère: des plaintes à la pelle contre… des vaches errantes

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Le nombre de vaches errantes dans le morcellement Chetty, à Péreybère, ne cesse d’augmenter, selon les habitants.

Le nombre de vaches errantes dans le morcellement Chetty, à Péreybère, ne cesse d’augmenter, selon les habitants.

Les habitants du morcellement Chetty, à Péreybère, sont à bout. Leurs nombreuses plaintes au poste de police de Grand-Baie, à la police de l’Environnement ou encore sur le portail de la Citizen Support Unit (CSU) ne mènent à rien. Leur grief ? Au quotidien, plus d’une vingtaine de vaches errent dans les rues et les jardins.

«Ce problème ne date pas d’hier. Cela fait des années que nous subissons les caprices de propriétaires de bétails des environs, qui ne respectent rien. Le nombre de vaches augmente de jour en jour, créant des problèmes. Au départ, elles étaient une dizaine, mais aujourd’hui elles ont doublé», explique un résident.

La dernière plainte qu’il a déposée au poste de police de Grand-Baie remonte au 30 juin de cette année et, tout récemment, sur le site Web de la CSU. Les autorités l’ont informé que la police patrouille régulièrement dans l’endroit, mais qu’aucune vache n’ayant été aperçue, les propriétaires n’ont donc pu être retracés.

Dans le passé, d’autres habitants ont également porté plainte à plusieurs reprises. «Les vaches sont là tous les jours. Elles sont un problème car elles restent sur les rues et les routes. Parfois, les automobilistes doivent attendre qu’elles dégagent du chemin pendant plusieurs minutes. C’est infernal», raconte une sexagénaire, qui ajoute que l’année dernière, une femme a même été agressée par ces bêtes. «La nuit, elles dorment dans les parages et elles font du bruit empêchant certains habitants de dormir. Il y a peu, une des vaches a mis bas devant la porte d’une voisine.»

Pour de nombreux résidents, ces vaches seraient une menace pour la santé. «Elles font leur besoin sur la route, dans les jardins non clôturés et devant le portail des résidents. Nous en avons assez. Nous n’ouvrons plus nos fenêtres à cause des odeurs. C’est un risque pour notre santé. Même si nous allumons nos clims, l’odeur persiste.»

Nous avons sollicité le poste de police de Grand-Baie. Une source confirme que des plaintes ont été déposées. «Cela fait quatre ou cinq ans que ça dure. Le morcellement Chetty n’est pas le seul concerné, Swan et le Chemin-Vingt Pieds, entre autres, le sont aussi. Des opérations sont réalisées en collaboration avec le ministère de l’Agro-industrie et les vaches sont embarquées. Les tags qu’elles portent permettent de retrouver les propriétaires, qui sont ensuite sanctionnés.»

Au ministère de l’Agro-industrie, une source officielle confirme être au courant du problème. «Les planteurs de la région sont victimes également. Car souvent ces vaches errantes mangent et ravagent leurs champs. Des policiers patrouillent et si les propriétaires sont retracés, ils sont sanctionnés. Ils n’ont pas le droit de laisser leurs bêtes marcher de partout…»

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