Covid-19 - soins en Inde: le voyage de Navin Ramgoolam coûtera quelque Rs 6,5 millions

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C’est finalement à bord d’un appareil de la compagnie «low cost» SpiceJet, qui doit atterrir à Plaisance en ce mercredi 8 septembre, que l’ancien Premier ministre devrait se rendre en Inde pour recevoir des soins. Pour rappel, Navin Ramgoolam a contracté le Covid-19, et il est admis à Wellkin depuis vendredi. 

Cela fait plusieurs jours maintenant qu’il attend de pouvoir se rendre dans la Grande péninsule pour recevoir des soins, suivant les conseils de ses médecins. Mais, des difficultés administratives, par rapport aux autorisations de vol, notamment aux Maldives, le paiement – engagé par le gouvernement mauricien mais remboursé par le Parti travailliste (PTr) – avaient empêché l’avion-ambulance de décoller de l’Inde, hier.

En fait, ses proches et son équipe médicale à la clinique Wellkin ont remué ciel et terre pour le faire admettre à l’All India Institute of Medical Sciences à New-Delhi, avec l’aide du bureau du Premier ministre (PMO) depuis samedi. Après que l’option d’un transfert à bord d’un appareil d’Air Mauritius a été rejetée dimanche, le PMO était à la recherche d’un avion-ambulance. 

Mais des inconvénients ont surgi. D’après le président du PTr, Patrick Assirvaden, l’avion-ambulance n’a pas eu le feu vert pour décoller de Delhi avant d’avoir obtenu l’accord du département de l’aviation civile indien et de celui des Maldives. Car en quittant Maurice, l’appareil devrait faire le plein dans cet archipel au sud de l’Inde. D’où l’importance d’obtenir l’autorisation du gouvernement des Maldives, malgré les relations pas franchement cordiales entre Port-Louis et Malé ces derniers temps. «Avant qu’un avion ne décolle, il y a des manifestes à satisfaire. Il faut respecter tout cela. Nous ne mettons pas en doute la volonté des gouvernements indien et mauricien, mais il faut savoir que nous avons aussi affaire à une compagnie privée», fait valoir Patrick Assirvaden.

Le transfert d’argent d’une banque à une autre était un autre obstacle. Le coût du déplacement avoisine les $155 000, soit environ Rs 6,5 millions, avons-nous appris. Patrick Assirvaden n’avait pas voulu donner le chiffre exact, mais la location de l’avion et de son équipage sera encourue par le PTr. Cependant, il concède que le gouvernement a facilité la transaction. «Ce n’est pas évident de réunir une grosse somme en dollars. Le gouvernement a déjà payé en agissant comme garant. En fin de compte, c’est le parti qui déboursera l’argent. Le transfert d’argent d’une banque à une autre prend du temps et tant que la compagnie n’a pas son argent sur son compte, l’avion ne décolle pas.» 

Finalement, si tout se déroule comme prévu, dès son arrivée à l’aéroport de New-Delhi, une équipe médicale attendra le leader du PTr pour le transporter à l’All India Institute of Medical Sciences à bord d’une ambulance équipée pour des patients atteints du Covid-19. Il recevra des soins dès qu’il arrive à l’hôpital où des médecins attendent son arrivée. 

La haute-commissaire mauricienne en Inde, Maya Hanoomanjee, effectue la liaison avec le gouvernement indien pour mettre en place les modalités définies par Port-Louis afin de faciliter le traitement de Navin Ramgoolam. «Je sais que les médecins indiens sont en contact avec leurs homologues mauriciens. Ils connaissent déjà l’état de santé de l’ancien Premier ministre, ayant pris connaissance de son dossier médical. Il débutera son traitement aussitôt admis à l’hôpital.» 

Le haut-commissariat mauricien en Inde ne sait pas si des proches de Navin Ramgoolam seront à bord de l’appareil. Les deux médecins autorisés à faire le déplacement regagneront Maurice par un vol commercial. Leur tâche consiste uniquement à l’accompagner jusqu’à ce que les Indiens prennent le relais.

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